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Cybersécurité, IA, finance : les applications des technologies quantique se précisent

Finance quantique : vers une reconfiguration de l’ingénierie de marché ?

avec Lionel Martellini, directeur fondateur de l'EDHEC Quantum Institute et directeur de recherche à la CFA Institute Research Foundation
Le 31 mars 2026 |
6 min. de lecture
Lionel Martellini_VF
Lionel Martellini
directeur fondateur de l'EDHEC Quantum Institute et directeur de recherche à la CFA Institute Research Foundation
En bref
  • En finance, les technologies quantiques visent à dépasser les spécificités des architectures de calcul classiques auxquelles se heurtent les établissements financiers.
  • Des propriétés comme la superposition, l’interférence ou l’intrication pourraient intéresser en finance, mais doivent se confronter aux capacités concrètes de la recherche.
  • Un avantage du quantique en finance consisterait à améliorer la rentabilité d’un portefeuille ou à diminuer son risque, mais il faut considérer les coûts que cela induit.
  • Des techniques comme les algorithmes d’optimisation quantique approximative ou les formulations QUBO pourraient offrir des perspectives dans ce domaine.
  • Toutefois, il s’agit d’être prudent face au quantum washing, cette tendance à construire artificiellement des cas d’usage pour mettre en évidence les avantages du quantique.

Le déploie­ment des tech­no­lo­gies quan­tiques1 laisse entre­voir des oppor­tu­ni­tés de réso­lu­tion pour des pro­blé­ma­tiques dont la com­plexi­té sature les capa­ci­tés de trai­te­ment conven­tion­nelles. Les éta­blis­se­ments finan­ciers se heurtent aux spé­ci­fi­ci­tés des archi­tec­tures de cal­cul clas­siques dès lors qu’il s’agit d’optimiser des por­te­feuilles avec un grand nombre d’actifs et des contraintes com­plexes (pla­fonds, exclu­sions, etc.), de modé­li­ser des pro­duits déri­vés sophis­ti­qués ou de pro­je­ter des scé­na­rios de risques extrêmes2. Ces opé­ra­tions requièrent une cer­taine acui­té dans l’exécution et une puis­sance de cal­cul qui orientent les tra­vaux vers des para­digmes alter­na­tifs. En exploi­tant la super­po­si­tion pour trai­ter une plu­ra­li­té de confi­gu­ra­tions, les inter­fé­rences entre les états super­po­sés afin d’orienter les pro­ba­bi­li­tés vers les confi­gu­ra­tions les plus per­ti­nentes et l’intrication pour syn­chro­ni­ser les inter­dé­pen­dances entre variables, ce sys­tème pour­rait inflé­chir les méthodes de déci­sion actuelles3.

Cette muta­tion sup­pose tou­te­fois une éva­lua­tion des béné­fices exploi­tables au regard des contraintes tech­niques et métho­do­lo­giques inhé­rentes à ces nou­veaux outils. Inter­ro­gé par Poly­tech­nique Insights, Lio­nel Mar­tel­li­ni, pro­fes­seur de finance à l’EDHEC Busi­ness School, fon­da­teur et direc­teur de l’EDHEC Quan­tum Ins­ti­tute, apporte son exper­tise sur l’intégration de ces algo­rithmes dans la sélec­tion de titres, la construc­tion de por­te­feuilles ou la ges­tion des risques. Ses tra­vaux portent notam­ment sur la mesure de la valeur ajou­tée de ces inno­va­tions au sein des pro­ces­sus finan­ciers et sur les condi­tions de leur via­bi­li­té au sein des struc­tures de mar­ché4.

La ques­tion de la matu­ri­té de ces tech­no­lo­gies au sein de l’écosystème finan­cier demeure un point névral­gique. Il convient de dis­tin­guer les usages sus­cep­tibles d’apporter une pro­gres­sion mesu­rable, d’identifier les fac­teurs qui ralen­tissent leur déploie­ment et de défi­nir les étapes scien­ti­fiques préa­lables à une uti­li­sa­tion quo­ti­dienne. La confron­ta­tion entre les capa­ci­tés actuelles de la recherche et les exi­gences de fia­bi­li­té propres aux opé­ra­tions de ter­rain consti­tue ain­si le point de jonc­tion entre les hypo­thèses de labo­ra­toire et les impé­ra­tifs du sec­teur5.

Cal­cul quan­tique : de quelles machines parle-t-on vrai­ment ?
 
Le terme « cal­cul quan­tique » recouvre aujourd’hui des réa­li­tés très dif­fé­rentes.
 
Les machines dites NISQ (Noi­sy inter­me­diate scale quan­tum) sont celles actuel­le­ment dis­po­nibles. Elles uti­lisent un nombre limi­té de qubits6, encore sen­sibles au bruit et aux erreurs. Elles per­mettent des démons­tra­tions expé­ri­men­tales mais res­tent contraintes par la taille et la durée des cal­culs.
Le cal­cul quan­tique tolé­rant aux fautes désigne des archi­tec­tures capables de cor­ri­ger les erreurs de manière sys­té­ma­tique. Ce stade condi­tionne l’utilisation à grande échelle d’algorithmes quan­tiques avan­cés, notam­ment pour l’optimisation ou la simu­la­tion finan­cière.
 
En paral­lèle à ces deux hori­zons, une par­tie des appli­ca­tions actuelles repose sur des méthodes quan­tique-ins­pi­rées, exé­cu­tées sur des ordi­na­teurs clas­siques. Elles s’appuient sur des prin­cipes issus du quan­tique pour amé­lio­rer cer­tains cal­culs, sans néces­si­ter de qubits7 physiques.

Dynamique du calcul haute performance : vers une résolution des complexités financières

Les mar­chés finan­ciers mobi­lisent des opé­ra­tions dont la den­si­té com­pu­ta­tion­nelle ne cesse de croître. Qu’il s’agisse de struc­tu­rer des por­te­feuilles mul­ti-actifs, de valo­ri­ser des déri­vés à pro­fils non linéaires ou de modé­li­ser des scé­na­rios de crise, les archi­tec­tures clas­siques atteignent un seuil de satu­ra­tion à mesure que la dimen­sion des pro­blèmes s’étend8. Dans Quan­tum spee­dup of Monte Car­lo methods, Ash­ley Mon­ta­na­ro éta­blit que l’algorithme d’estimation d’amplitude quan­tique offre une accé­lé­ra­tion théo­rique signi­fi­ca­tive des méthodes de Monte Car­lo, essen­tielles au pri­cing d’actifs déri­vés et à la ges­tion des risques. Ses tra­vaux démontrent que, pour un niveau de pré­ci­sion cible, le volume de simu­la­tions requises béné­fi­cie d’une réduc­tion qua­dra­tique par rap­port aux approches conven­tion­nelles. Ce gain d’ef­fi­ca­ci­té per­met d’en­vi­sa­ger un allè­ge­ment du coût com­pu­ta­tion­nel des cal­culs finan­ciers com­plexes, sous réserve de dis­po­ser de cal­cu­la­teurs quan­tiques tolé­rants aux fautes et de modèles com­pa­tibles avec les exi­gences de l’al­go­rithme9.

Pour Lio­nel Mar­tel­li­ni, « un véri­table avan­tage quan­tique consiste à amé­lio­rer la ren­ta­bi­li­té d’un por­te­feuille, ou à dimi­nuer son risque, de manière à géné­rer un gain éco­no­mique supé­rieur aux coûts sup­plé­men­taires induits par la solu­tion quan­tique ». Il confirme la néces­si­té de mesu­rer l’apport concret de ces tech­no­lo­gies au-delà des simples gains de vélo­ci­té, pré­ci­sant qu« il est essen­tiel de consi­dé­rer les coûts avant de conclure à un avan­tage quan­tique ». En effet, les inves­tis­se­ments requis pour ces éco­sys­tèmes demeurent massifs.

Dans l’optimisation de por­te­feuilles, les modèles de ges­tion des risques peinent face à la crois­sance expo­nen­tielle des com­bi­nai­sons d’actifs11. En matière de valo­ri­sa­tion, Mar­tel­li­ni rap­pelle que « le pro­blème cen­tral consiste à cal­cu­ler l’espérance d’un pay-off sous une pro­ba­bi­li­té ajus­tée du risque sou­vent via des simu­la­tions de Monte Car­lo » et que « l’algorithme quan­tique d’estimation d’amplitude (QAI) offre un gain qua­dra­tique : l’erreur sur le pri­cing décroît plus rapi­de­ment, ce qui réduit le nombre de tra­jec­toires néces­saires ». Tou­te­fois, la via­bi­li­té pécu­niaire reste le juge de paix : « Sur le plan tech­no­lo­gique, le gain est clair, mais l’avantage éco­no­mique reste à éva­luer en fonc­tion des coûts d’accès aux ordi­na­teurs quan­tiques, y com­pris de leur consom­ma­tion éner­gé­tique. »

Épistémologie des usages : pertinence des modèles et dérives algorithmiques

L’intérêt des pro­ces­seurs quan­tiques en matière d’optimisation de por­te­feuille s’exprime plei­ne­ment dans des envi­ron­ne­ments carac­té­ri­sés par une forte dimen­sion­na­li­té et des struc­tures de don­nées chan­geantes. « Lorsque les para­mètres sont peu nom­breux et sta­tion­naires, les méthodes clas­siques suf­fisent. Les petits pro­blèmes peuvent être réso­lus avec des outils simples et peu coû­teux », éta­blit l’expert. L’utilité des approches quan­tiques émerge lorsque la com­plexi­té dyna­mique des flux sature les capa­ci­tés des méthodes usuelles12.

Néan­moins, la recherche doit évi­ter les cas d’usage décon­nec­tés des besoins réels. Mar­tel­li­ni met en garde contre le fait d’« inclure la sélec­tion des titres et l’optimisation du ren­de­ment en risque du por­te­feuille dans un seul pro­blème. Cela crée une com­plexi­té com­bi­na­toire qui fait appa­raître un avan­tage du quan­tique de manière arti­fi­cielle ». La sélec­tion d’ac­tifs doit répondre à des objec­tifs finan­ciers clairs : « Elle peut être moti­vée par la per­for­mance, en com­pa­rant le prix de mar­ché à la fair value, ou par le risque, en recher­chant par exemple un por­te­feuille fai­ble­ment cor­ré­lé. »

Le quan­tum washing ren­voie à une dérive métho­do­lo­gique consis­tant à attri­buer un avan­tage quan­tique à des pro­blèmes for­mu­lés de manière exces­si­ve­ment com­plexe. Cette ten­dance repré­sente un frein à la cré­di­bi­li­té des solu­tions et donc à leur adop­tion. En effet, selon Lio­nel Mar­tel­li­ni, « il existe une ten­dance à construire arti­fi­ciel­le­ment des cas d’usage pour mettre en évi­dence les avan­tages du quan­tique. Cela donne un peu l’impression d’une solu­tion déses­pé­ré­ment à la recherche d’un pro­blème, ou d’un mar­teau dis­pro­por­tion­né cher­chant des clous à frap­per »Ce biais peut conduire à des conclu­sions pro­met­teuses mais inap­pli­cables. « Même lorsqu’un pro­blème est réel, pour­suit-il, il existe un risque d’exagération des avan­tages sup­po­sés. Les béné­fices pré­sen­tés dépendent sou­vent d’hypothèses non expli­ci­tées concer­nant la matu­ri­té de la tech­no­lo­gie ou le coût réel. »

Réalités matérielles et trajectoires vers l’hybridation des systèmes

L’intégration du quan­tique dans la finance se heurte à des contraintes qui dépassent la simple puis­sance brute, notam­ment la matu­ri­té tech­no­lo­gique et la cyber­sé­cu­ri­té. Les machines contem­po­raines (NISQ) opèrent avec des com­po­sants encore instables. « Les ordi­na­teurs quan­tiques actuels sont encore trop limi­tés pour des usages mas­sifs », sou­ligne Mar­tel­li­ni. Les béné­fices en condi­tions réelles dépendent d’un hori­zon tech­no­lo­gique plus stable, dit fault-tole­rant13.

Le fac­teur finan­cier est tout aus­si pré­pon­dé­rant : « Cer­taines machines coû­te­ront quelques dizaines de mil­lions, d’autres plu­sieurs cen­taines de mil­lions, voire des mil­liards », pointe du doigt Mar­tel­li­ni, ajou­tant que « la ren­ta­bi­li­sa­tion de ces machines et leur consom­ma­tion éner­gé­tique, que ce soit dans un usage cloud par­ta­gé ou exclu­sif, seront des fac­teurs déci­sifs. » Par ailleurs, le trai­te­ment de don­nées sen­sibles impose des pro­to­coles de chif­fre­ment dras­tiques et une super­vi­sion poin­tilleuse des infra­struc­tures cloud.

Dès lors, la tech­no­lo­gie s’en­vi­sage comme une couche com­plé­men­taire aux sys­tèmes exis­tants. « Aujourd’hui, les approches hybrides sont la voie la plus réa­liste », affirme le pro­fes­seur de finance. Il évoque éga­le­ment « des simu­la­teurs ins­pi­rés du quan­tique, comme les annea­lers numé­riques ou les méthodes basées sur les réseaux de ten­seurs ». Ces outils per­mettent d’expérimenter sans les contraintes des qubits phy­siques. En outre, « si l’ordinateur quan­tique auto­nome reste un objec­tif de moyen terme, à court et moyen terme, ce sont les archi­tec­tures hybrides clas­sique-quan­tique qui consti­tuent l’approche la plus réa­liste pour obte­nir des résul­tats exploi­tables ». Cette tran­si­tion per­met d’ex­ploi­ter des gains ciblés et d’explorer des cas d’usage tout en maî­tri­sant les risques opérationnels.

Aicha Fall
1Quan­tique (finance) : appli­ca­tion expé­ri­men­tale des prin­cipes et algo­rithmes de l’informatique quan­tique à des pro­blèmes finan­ciers com­plexes, visant à trai­ter simul­ta­né­ment un grand nombre de scé­na­rios.
2Gor­ba­nyov, Michael, Malai­ka, Majid, Sedik, Tah­sin Saa­di, 2021, Quan­tum Com­pu­ting and the Finan­cial Sys­tem : Spoo­ky Action at a Dis­tance ?, IMF Wor­king Paper 2021 071, Inter­na­tio­nal Mone­ta­ry Fund.
3Niel­sen, Michael A., Chuang, Isaac L., 2000, Quan­tum Com­pu­ta­tion and Quan­tum Infor­ma­tion : https://​michael​niel​sen​.org/​q​c​q​i​/​Q​I​N​F​O​-​b​o​o​k​-​n​i​e​l​s​e​n​-​a​n​d​-​c​h​u​a​n​g​-​t​o​c​-​a​n​d​-​c​h​a​p​t​e​r​1​-​n​o​v​0​0.pdf
4EDHEC Busi­ness School, page facul­té, Lio­nel Mar­tel­li­ni, pro­fil aca­dé­mique offi­ciel. https://​www​.edhec​.edu/​e​n​/​r​e​s​e​a​r​c​h​-​a​n​d​-​f​a​c​u​l​t​y​/​f​a​c​u​l​t​y​/​p​r​o​f​e​s​s​o​r​s​-​a​n​d​-​r​e​s​e​a​r​c​h​e​r​s​/​l​i​o​n​e​l​-​m​a​r​t​e​llini 
5OECD, 2025, A quan­tum tech­no­lo­gies poli­cy pri­mer https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/01/a‑quantum-technologies-policy-primer_bdac5544/fd1153c3-en.pdf 
6Un qubit, ou bit quan­tique, est l’équivalent du bit (uni­té élé­men­taire d’information en infor­ma­tique clas­sique) en infor­ma­tique quan­tique. Alors qu’un bit clas­sique vaut soit 0 soit 1, un qubit peut être dans une com­bi­nai­son des deux en même temps. Cette pro­prié­té per­met aux ordi­na­teurs quan­tiques d’explorer plu­sieurs pos­si­bi­li­tés simul­ta­né­ment lors d’un cal­cul.
7Jia­wei Zhou, 2025, Quan­tum Finance : Explo­ring the Impli­ca­tions of Quan­tum Com­pu­ting on Finan­cial Models Com­pu­ta­tio­nal Eco­no­mics, Sprin­gerhttps://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s10614-025–10894‑4.pdf
8Quan­tum spee­dup of Monte Car­lo methodsPro­cee­dings of the Royal Socie­ty A, 2015 https://​royal​so​cie​ty​pu​bli​shing​.org/​r​s​p​a​/​a​r​t​i​c​l​e​/​4​7​1​/​2​1​8​1​/​2​0​1​5​0​3​0​1​/​5​7​5​7​5​/​Q​u​a​n​t​u​m​-​s​p​e​e​d​u​p​-​o​f​-​M​o​n​t​e​-​C​a​r​l​o​-​m​e​t​h​o​d​s​Q​u​antum
9Abha Satya­van Naik, Glen­da Cox, Colin de la Higue­ra, 2025, From port­fo­lio opti­mi­za­tion to quan­tum blo­ck­chain and secu­ri­ty : a sys­te­ma­tic review of quan­tum com­pu­ting in finance, Finan­cial Inno­va­tion, Sprin­ger Nature https://link.springer.com/content/pdf/10.1186/s40854-025–00751‑6.pdf 
10
11Farhi, Edward ; Gold­stone, Jef­frey ; Gut­mann, Sam, 2014, A Quan­tum Approxi­mate Opti­mi­za­tion Algo­rithm, arXiv https://arxiv.org/pdf/1411.4028[/pi_note]. Des tech­niques comme les algo­rithmes d’optimisation quan­tique approxi­ma­tive (QAOA) ou les for­mu­la­tions QUBO offrent des pers­pec­tives pour son­der ces espaces de don­nées plus intel­li­gem­ment, en par­ti­cu­lier pour des pro­blèmes com­bi­na­toires où l’objectif consiste à iden­ti­fier des confi­gu­ra­tions opti­males sous contraintes, ces méthodes ayant été spé­ci­fi­que­ment déve­lop­pées pour explo­rer effi­ca­ce­ment des pay­sages d’optimisation de grande dimen­sion10Jia­wei Zhou, 2025, Quan­tum Finance : Explo­ring the Impli­ca­tions of Quan­tum Com­pu­ting on Finan­cial Models, Com­pu­ta­tio­nal Eco­no­mics, Sprin­ger https://link.springer.com/content/pdf/10.1007/s10614-025–10894‑4.pdf 
12Pres­kill, John, 2018, Quan­tum Com­pu­ting in the NISQ era and beyondQuan­tum, Volume 2 https://quantum-journal.org/papers/q‑2018–08-06–79/pdf/
13OECD, 2025, A QUANTUM TECHNOLOGIES POLICY PRIMERhttps://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/01/a‑quantum-technologies-policy-primer_bdac5544/fd1153c3-en.pdf

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