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L'orbite terrestre, un bien commun en danger ? 

4 épisodes
  • 1
    La prolifération des débris spatiaux dans l’orbite de la Terre
  • 2
    Empreinte carbone des activités spatiales : le vrai, le faux et l'incertain
  • 3
    Les émissions de gaz à effet de serre : une menace pour l'orbite terrestre basse ?
  • 4
    Starlink : les satellites en orbite basse pourraient ruiner la radioastronomie
Épisode 1/4
Le 12 février 2025
5 min. de lecture
Christophe Bonnal
Christophe Bonnal
chercheur, expert en débris spatiaux à la direction des lanceurs du CNES

En bref

  • On compte aujourd’hui 36 000 objets de plus de 10 cm dans l’espace, dont 30 000 catalogués et 6 000 non référencés.
  • La masse d’objets en orbite dans l’espace est de 13 486 tonnes, ce qui est un peu plus que le poids de la tour Eiffel.
  • Dans la zone la plus encombrée, la génération de débris par collision est supérieure à la part de destruction naturelle par retombée dans l’atmosphère.
  • Dans la zone de l’orbite à 80 km où l’on envoyait souvent les satellites d’observation, on peut toujours en envoyer, mais leur chance de destruction prématurée est de 10 %.
  • Le nombre de débris spatiaux pourrait doubler en moins de 50 ans, il s’agit donc de retirer dix gros débris chaque année avant leur fragmentation et respecter la réglementation internationale en vigueur.
Épisode 2/4
Le 12 novembre 2025
5 min. de lecture
Jürgen Knödlseder_VF
Jürgen Knödlseder
directeur de recherche au CNRS en astronomie et astrophysique
Loïs Miraux_VF
Loïs Miraux
ingénieur et chercheur à l’institut d’économie de l’énergie du CEA

En bref

  • Il existe aujourd’hui un manque de connaissance à propos de l’impact des fusées envers la haute atmosphère, notamment par rapport à ses rejets de particules.
  • Entre 2019 et 2024, la quantité de carburant utilisé par les fusées a plus que triplé et à ce rythme l’impact climatique du spatial pourrait atteindre celui de l’aviation.
  • Cependant, le calcul coût-bénéfice des missions d’observation de la Terre est difficile et nécessite un débat, ainsi qu’un arbitrage politique.
  • D’après le CNES, l’empreinte carbone du secteur spatial à l’échelle nationale s’élève à 1,8 million de tonnes de CO2 équivalent, soit 0,3% des émissions nationales françaises.
  • L’un des problèmes actuels est lié à la croissance du nombre de lancements qui, par le moyen des lanceurs réutilisables, engendre un effet rebond.
Épisode 3/4
Le 18 juin 2025
4 min. de lecture
William Parker
William Parker
chercheur étudiant diplômé au Massachusetts Institute of Technology

En bref

  • L’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) rendra de plus en plus difficile le maintien des opérations satellitaires en orbite basse, selon des chercheurs.
  • Le CO2 et d'autres GES provoquent le « rétrécissement » de la thermosphère, une couche de l'atmosphère supérieure où gravitent actuellement la plupart des satellites.
  • Les débris spatiaux resteront plus longtemps dans la thermosphère, polluant cette région et augmentant le risque de collisions entre les satellites en orbite.
  • L'orbite terrestre basse est de plus en plus encombrée, et des modèles atmosphériques précis sont essentiels pour prévoir l'évolution à long terme des débris spatiaux.
  • Cette étude montre l'urgence d'une coordination internationale en matière de gestion du trafic spatial, sans laquelle nous risquons de franchir des seuils dangereux.
Épisode 4/4
Le 25 juin 2025
7 min. de lecture
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Xiang Zhang
chercheuse CNRS au Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique
Philippe Zarka 2024 OP violet
Philippe Zarka
directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'instrumentation et de recherche en astrophysique

En bref

  • Le nombre croissant de satellites lancés en orbite basse autour de la Terre perturbe fortement les observations astronomiques et les études spatiales.
  • Les signaux émis par les satellites polluent en effet les observations astronomiques dans différentes longueurs d'onde.
  • Des opérateurs de satellites veulent réduire les émissions hors bande de leurs systèmes satellitaires, mais ces efforts n'ont pas encore été mis en œuvre.
  • Pour obtenir le spectre complet des émissions électromagnétiques d’un satellite, il faut construire des infrastructures coûteuses, souvent à la place des entreprises concernées.
  • Les satellites Starlink posent des problèmes comme la pollution radio ou encore la complication de l’étude du ciel radio transitoire.