Fake news, false information fly into a person. Information war, hybrid war, war in the media space. Cyber warfare, DDoS attack, fakes, hackers and cybercrime, phishing, propaganda.
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Les nouvelles stratégies de la guerre asymétrique

Ukraine : une guerre hybride sur le terrain de la désinformation

avec Carole Grimaud, experte au sein de l'Observatoire Géostratégique de Genève et chargée de cours en géopolitique de la Russie à l'Université Paul Valéry de Montpellier et Arnaud Mercier, professeur en information-communication à l’Institut Français de Presse (université Paris 2 — Assas)
Le 2 novembre 2022 |
9 min. de lecture
GRIMAUD Carole
Carole Grimaud
experte au sein de l'Observatoire Géostratégique de Genève et chargée de cours en géopolitique de la Russie à l'Université Paul Valéry de Montpellier
MERCIER Arnaud
Arnaud Mercier
professeur en information-communication à l’Institut Français de Presse (université Paris 2 — Assas)
En bref
  • L’information est une arme essentielle en temps de guerre, notamment quand le conflit est aussi proche de nous.
  • En France, l’information ne se dirige que dans le même sens, ce qui peut pousser les citoyens à aller chercher des renseignements différents.
  • La Russie a fait émerger de faux sites dont les informations sont relayées par de faux comptes, de façon à influencer les sources mainstream.
  • Les faux comptes et les fake news visent à faire perdre le fil des événements, afin de semer le doute.
  • C’est l’image de l’Occident qui est en ligne de mire : les faux comptes font plus de dégâts dans les sociétés où un sentiment anti-occidental est déjà présent.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’attention por­tée à la dés­in­for­ma­tion, l’un des champs de bataille de la guerre hybride, s’est accen­tuée. L’information est une don­née clef en temps de guerre, notam­ment quand le conflit est aus­si proche de nous. La Rus­sie a bien com­pris qu’un pays démo­cra­tique ne peut se per­mettre d’aider l’Ukraine dans la durée si sa popu­la­tion y est oppo­sée ou en subit des réper­cus­sions trop impor­tantes (comme la hausse du prix de l’énergie). La guerre a donc éga­le­ment lieu sur le ter­rain de l’information. L’enjeu pour le Krem­lin est de par­ve­nir à dif­fu­ser sa pro­pa­gande dans les médias occi­den­taux et sur les réseaux sociaux.

Cette guerre s’est d’abord jouée sur le ter­rain vir­tuel de la désinformation.

Carole Gri­maud, fon­da­trice du Centre de recherche sur la Rus­sie et l’Europe de l’Est (CREER), tra­vaille actuel­le­ment sur l’influence que peut avoir la pro­pa­gande russe sur les citoyens fran­çais, en par­ti­cu­lier les étudiants.

« Le but n’est pas de convaincre, mais de faire douter »

Dès les pre­miers pas de l’armée russe en Ukraine, une mul­ti­tude d’exemples de dés­in­for­ma­tion a vu le jour, en com­men­çant par la jus­ti­fi­ca­tion de cette guerre don­née par Vla­di­mir Pou­tine1. Le régime de Kiev serait néo-nazi, et per­pé­tre­rait, depuis le début de la guerre du Don­bass en février 2014, un géno­cide sur la popu­la­tion rus­so­phone de cette région. Seule­ment, les récents évé­ne­ments, comme la décou­verte du char­nier d’Izioum — ville de la région de Khar­kiv, libé­rée de l’occupation russe par les forces ukrai­niennes, dans laquelle a été décou­verte une fosse com­mune com­pre­nant au moins 450 corps —, font res­sor­tir des images qui remettent en cause la ver­sion du Krem­lin, et celles-ci peuvent dif­fi­ci­le­ment mentir.

« Le gou­ver­ne­ment ukrai­nien s’attend à d’autres décou­vertes du même type dans les autres villes sous occu­pa­tion, indique Carole Gri­maud, car la ville d’Izioum n’est pas la pre­mière. La ville de Mariou­pol et celle de Bout­cha en sont des exemples, et des images satel­lites sont à dis­po­si­tion, ce qui n’empêche pour­tant pas Mos­cou d’en nier la res­pon­sa­bi­li­té. » Tout cela porte à ima­gi­ner que ce ne sont pas des excep­tions, d’autant que ce sont de véri­tables preuves de crimes de guerre. « Beau­coup de corps de civils pré­sentent des signes de tor­tures, et d’autres de famine, pré­cise-t-elle. Or, c’est consi­dé­ré comme un crime de guerre. L’armée qui occupe un ter­ri­toire se doit de garan­tir le droit à la vie des civils habi­tant ce ter­ri­toire, chose dont, visi­ble­ment, l’armée russe ne se pré­oc­cupe pas.»  

La dés­in­for­ma­tion du Krem­lin concer­nant le mas­sacre de Bout­cha peut « sem­bler absurde ». Selon le régime de Mos­cou, les images de ces cen­taines de vic­times civiles ne seraient rien d’autre qu’une mise en scène pour acca­bler la Rus­sie2. Pour Carole Gri­maud, cette affir­ma­tion est cohé­rente avec la stra­té­gie russe : « La dés­in­for­ma­tion uti­li­sée pour le cas de Bout­cha a peut-être été effi­cace auprès de la popu­la­tion russe, mais à l’étranger, l’objectif était plu­tôt de semer le doute. Cela a fonc­tion­né auprès de cer­taines per­son­na­li­tés fran­çaises, qui ont repris des élé­ments de lan­gage du Krem­lin3. »

La Rus­sie n’est cepen­dant pas la seule à pro­pa­ger ce doute, cer­tains Fran­çais y par­ti­cipent invo­lon­tai­re­ment, et la cher­cheuse le constate : « En France, l’information prin­ci­pale ne se dirige que dans le même sens, comme si l’on avait qu’un seul son de cloche. Tout le monde doit être d’accord, il n’y a plus vrai­ment de débat. Ce qui peut pous­ser les citoyens à aller cher­cher une infor­ma­tion dif­fé­rente, moins “mains­tream”. » Le risque est alors de tom­ber sur des infor­ma­tions fabri­quées par le contre-dis­cours russe. « Or l’on sait qu’une fausse infor­ma­tion, ou pré­sen­tant une lec­ture contra­dic­toire, même réfu­tée plus tard, laisse des traces mné­siques chez le per­cep­teur », conclut-elle.

Les infor­ma­tions dif­fu­sées par les médias géné­raux en France sont les infor­ma­tions du gou­ver­ne­ment ukrai­nien« Or, il reste un gou­ver­ne­ment en guerre qui applique la loi mar­tiale depuis février, rap­pelle-t-elle. Les Occi­den­taux n’ont pas de sol­dats sur place pour véri­fier les infor­ma­tions don­nées, mais les civils, les ONG ain­si que les dif­fé­rentes aides huma­ni­taires sur le ter­rain témoignent de ce qu’ils observent. Leur retour est plus impar­tial et cor­ro­bore la plu­part du temps la ver­sion de Kiev. »

Une propagande ukrainienne également présente

Pour autant, le gou­ver­ne­ment ukrai­nien n’est pas exempt de tous reproches en termes dés­in­for­ma­tion. Plu­sieurs exemples le montrent, et Carole Gri­maud le pré­cise : « Un évé­ne­ment inquié­tant concerne un rap­port d’Amnesty Inter­na­tio­nal, dans lequel l’ONG accu­sait l’Ukraine de mettre en dan­ger ses propres civils. Face à cette accu­sa­tion, le gou­ver­ne­ment ukrai­nien a insi­nué que l’organisation repre­nait la pro­pa­gande de Mos­cou. Au final, cette stra­té­gie de com­mu­ni­ca­tion a per­mis de mettre un peu sous silence ce rap­port. C’est dû au fait que l’Ukraine, pour sur­vivre à cette inva­sion, doit gar­der de son côté l’opinion publique des pays qui l’aident. Si l’opinion publique fran­çaise change de camp, par exemple, le gou­ver­ne­ment en place n’est pas cer­tain de conti­nuer à finan­cer la guerre, or, pour les Ukrai­niens, c’est une néces­si­té.»

Arnaud Mer­cier, pro­fes­seur en sciences de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion, consi­dère que la guerre de dés­in­for­ma­tion qui oppose ces deux camps a com­men­cé bien avant les confron­ta­tions phy­siques d’aujourd’hui. Celle-ci ne s’est qu’accentuée depuis : « Cha­cun des deux camps s’emploie, depuis long­temps, à pré­sen­ter les faits comme cela les arrange. Ils évitent éga­le­ment de par­ler de choses pou­vant gêner leur propre récit. Les Ukrai­niens, par exemple, publient chaque jour le décompte sup­po­sé des sol­dats russes tués, sans jamais évo­quer le leur. Tout est guerre de dés­in­for­ma­tion, même le fait de déci­der de se taire! Cela ne signi­fie pas que les rhé­to­riques mobi­li­sa­trices et mani­pu­la­trices soient équi­va­lentes entre les deux camps, et ce d’autant plus que les deux bel­li­gé­rants ont choi­si des stra­té­gies de com­mu­ni­ca­tion très dif­fé­rentes.»

Si la dés­in­for­ma­tion est une arme de guerre indé­niable, les stra­té­gies mises en place, et les rai­sons de leur uti­li­sa­tion dif­fèrent âpre­ment dans ce conflit : l’un l’utilise pour jus­ti­fier l’invasion d’un état sou­ve­rain, l’autre pour ten­ter jus­te­ment de pré­ser­ver cette souveraineté. 

Propager le faux par nos canaux de communication

Il est dès lors impor­tant pour la Rus­sie, afin de créer ce fameux doute, de dif­fu­ser son dis­cours dans nos canaux de com­mu­ni­ca­tion. Un rap­port récent de l’ONG EU Disin­fo Lab a mis en avant un de leur moyen pour le faire4. Cette ONG a iden­ti­fié de faux sites por­tant le nom de vrais médias. Ain­si, 20 minutes a pu être témoin de la nais­sance de son usur­pa­teur — 20mi​nuts​.com au lieu de 20mi​nutes​.fr —, par lequel des articles en cohé­rence avec le dis­cours du Krem­lin ont été diffusés. 

Il y a donc une volon­té directe d’influencer les sources d’information mains­tream — le jour­nal bri­tan­nique The Guar­dian, alle­mand Der Spie­gel, et plus de quinze autres étant aus­si vic­times de cette super­che­rie. Ces articles pro-rus­ses­ sont ensuite dif­fu­sés en masse sur les réseaux sociaux, au tra­vers de faux comptes. 

L’ONG EU Disin­fo Lab a iden­ti­fié de faux sites por­tant le nom de vrais médias.

Arnaud Mer­cier, pro­fes­seur en sciences de l’information et de la com­mu­ni­ca­tion à l’université Paris Pan­théon-Assas, estime que la stra­té­gie de pro­pa­gande du Krem­lin est celle d’un « pyro­mane» : « Pen­dant la guerre froide, la stra­té­gie était de rabais­ser l’adversaire et de se valo­ri­ser en miroirAujourd’hui, la Rus­sie repère les points de ten­sion de nos socié­tés et cherche à les exa­cer­ber en jetant de l’huile sur le feu, espé­rant frac­tu­rer nos socié­tés.» 

Cette stra­té­gie avait déjà été obser­vée par le pas­sé lorsque la Rus­sie a ten­té d’influer sur le pro­ces­sus élec­to­ral des pays occi­den­taux. Et à cha­cun de ces évè­ne­ments, le sup­port le plus effi­cace pour la dif­fu­sion de sa dés­in­for­ma­tion a été les réseaux sociaux. « La mon­tée en puis­sance des stra­té­gies d’influence sur les réseaux sociaux remonte au moins à 2016, avec l’élection de Donald Trump et le Brexit, indique-t-il. Mais cela s’était déjà pro­duit en 2014 lors des légis­la­tives en Alle­magne. » 

Une quan­ti­té impor­tante de faux comptes appa­raissent alors sur les réseaux. « Ce sont des comptes anti­no­miques qui dif­fusent des mes­sages pour radi­ca­li­ser les deux camps, pré­cise le pro­fes­seur. Cela, dans un but de désta­bi­li­ser les élec­teurs. » Ces mes­sages sont ensuite repris et dif­fu­sés à leur tour par de réels uti­li­sa­teurs. « Il y a des per­sonnes qui, face à une infor­ma­tion peu cré­dible, se font avoir et jouent les idiots utiles en relayant, ajoute-t-il, et d’autres qui sont déjà convain­cues. »

Il reste pour autant com­pli­qué d’avoir une esti­ma­tion exacte de ce nombre de faux comptes sur les réseaux. Selon Arnaud Mer­cier, l’exemple de la ten­ta­tive de rachat de Twit­ter par Elon Musk en est une preuve5 : « La condi­tion posée par le mil­liar­daire pour le rachat de la pla­te­forme était d’avoir une esti­ma­tion du nombre de bots [faux comptes] pré­sents. Twit­ter étant inca­pable de répondre à cette demande, la pro­messe de rachat a été rom­pue. Cepen­dant, nous savons avec cer­ti­tude que l’unité de compte mini­male est la cen­taine de mil­liers. » Cette cer­ti­tude pro­vient de l’estimation émise par Twit­ter-même lors de ce poten­tiel rachat : les faux comptes repré­sen­te­raient au moins 5 % des uti­li­sa­teurs actifs, ce qu’Elon Musk conteste, esti­mant que le chiffre se rap­pro­che­rait plu­tôt des 20 %6. Bien enten­du, tous ces faux comptes ne sont pas uni­que­ment russes. 

Ces dif­fu­sions mas­sives d’informations contra­dic­toires sont éga­le­ment source de doutes pour le récep­teur de l’information. Elles per­mettent de faire cir­cu­ler des inter­pré­ta­tions dif­fé­rentes dans un halo d’incertitude. « Il y a une volon­té d’entourer un fait de mul­tiples pos­si­bi­li­tés inter­pré­ta­tives, pré­cise le cher­cheur, pour créer un cer­tain doute. Charles Pas­qua avait déjà décrit cette tac­tique : quand il y a une affaire, il faut créer une affaire dans l’affaire, puis encore une autre polé­mique jusqu’à ce que les gens n’y com­prennent plus rien. Les faux comptes et les fake news visent à faire perdre le fil des évé­ne­ments.»

L’image de l’Occident en ligne de mire

Fina­le­ment, avec ses faux comptes – et les mil­liers de mes­sages qu’ils dif­fusent -, la Rus­sie par­vient à ins­til­ler son dis­cours dans l’opinion publique occi­den­tale, et cela depuis de longues années. Cette stra­té­gie s’accentue depuis le début du conflit ukrai­nien : « Vla­di­mir Pou­tine parle main­te­nant des dégâts que les sanc­tions euro­péennes font aux éco­no­mies des pays du vieux conti­nent, pré­cise Carole Gri­maud. Il main­tient que les pre­mières vic­times sont les Euro­péens, et que l’hiver pour eux sera dur. Tout cela est fait en espé­rant que les opi­nions se tournent vers lui. Le doute est une arme de guerre sour­noise. »

Bien que ces pra­tiques soient pré­sentes dans les pays occi­den­taux, l’un des cœurs de cible reste les autres pays du monde.

Les pays non-occi­den­taux sont éga­le­ment ciblés. « Ces faux comptes font plus de dégâts dans les socié­tés où un sen­ti­ment anti-occi­den­tal est déjà pré­sent, constate Arnaud Mer­cier. En Asie, en Amé­rique latine, et plus récem­ment en Afrique, le dis­cours du Krem­lin trouve pre­neur bien plus faci­le­ment. » L’exemple du Sahel est, à cet égard, assez pro­bant, d’autant qu’il concerne direc­te­ment la France. D’abord arri­vée en Cen­tra­frique, la Rus­sie par­vient à s’implanter dans la région. Sous cou­vert de lutte contre le ter­ro­risme, la dés­in­for­ma­tion tente de dis­cré­di­ter les forces armées fran­çaises — pré­sentes sur place durant l’opération Bar­khane7.  

« La stra­té­gie est, à nou­veau, d’enflammer une situa­tion déjà ten­due en rai­son d’un conflit, ajoute-t-il, pour le cas de l’opération Bar­khane, de mul­tiples accu­sa­tions ont été émises. Entre des mili­taires pédo­philes, la décou­verte de char­niers — pour les­quels la France est la pre­mière sus­pec­tée —, jusqu’à la remise en cause de l’objectif de cette opé­ra­tion.» 

Un cas récent de ce conflit d’influence oppo­sant la France à la Rus­sie : la décou­verte du char­nier de Gos­si au Mali, le 21 avril 2022. Quelques jours après la remise de la base mili­taire fran­çaise de Gos­si aux forces maliennes, un compte Twit­ter se fai­sant pas­ser pour un mili­taire malien annonce la décou­verte d’un char­nier non loin de la base. « C’est ce que les Fran­çais ont lais­sé der­rière », déclare-t-il en par­ta­geant une vidéo du char­nier. Seule­ment, la France avait fil­mé toute la mise en scène à l’aide d’un drone res­té sur place. Une vidéo qui mon­trait des sol­dats blancs — ce ne sont pas des Maliens —, avec des équi­pe­ments chi­nois — donc asso­ciés aux forces russes —, en train d’enterrer ces cadavres. Les accu­sa­tions sont lan­cées, la France serait tenue res­pon­sable de ce mas­sacre, alors que ce sont bien les mer­ce­naires du groupe Wag­ner, arri­vés pour prendre le relais de Bar­khane, qui ont com­mis cet acte.

Seule­ment, pour un local, l’accès à l’information est déjà limi­té au pro­fit du dis­cours russe. La junte mili­taire malienne ayant déci­dé de la cen­sure des médias fran­çais France 24 et RFI8, un Malien s’informe aujourd’hui au tra­vers de médias d’État russes, comme Rt News ou Sput­nik9.

Pablo Andres
1https://​www​.lemonde​.fr/​i​n​t​e​r​n​a​t​i​o​n​a​l​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​2​2​/​0​2​/​2​5​/​g​u​e​r​r​e​-​e​n​-​u​k​r​a​i​n​e​-​c​o​m​m​e​n​t​-​v​l​a​d​i​m​i​r​-​p​o​u​t​i​n​e​-​r​e​e​c​r​i​t​-​l​e​s​-​f​a​i​t​s​-​p​o​u​r​-​j​u​s​t​i​f​i​e​r​-​l​-​i​n​v​a​s​i​o​n​_​6​1​1​5​2​2​2​_​3​2​1​0​.html
2https://​www​.lemonde​.fr/​l​e​s​-​d​e​c​o​d​e​u​r​s​/​a​r​t​i​c​l​e​/​2​0​2​2​/​0​4​/​0​4​/​m​a​s​s​a​c​r​e​-​d​e​-​b​o​u​t​c​h​a​-​s​u​r​-​l​e​s​-​r​e​s​e​a​u​x​-​s​o​c​i​a​u​x​-​l​-​o​p​e​r​a​t​i​o​n​-​d​e​-​d​e​s​i​n​f​o​r​m​a​t​i​o​n​-​d​e​-​m​o​s​c​o​u​_​6​1​2​0​5​5​9​_​4​3​5​5​7​7​0​.html
3https://​www​.fran​cet​vin​fo​.fr/​m​o​n​d​e​/​e​u​r​o​p​e​/​m​a​n​i​f​e​s​t​a​t​i​o​n​s​-​e​n​-​u​k​r​a​i​n​e​/​v​r​a​i​-​o​u​-​f​a​k​e​-​d​e​s​-​i​n​t​e​r​n​a​u​t​e​s​-​r​e​m​e​t​t​e​n​t​-​e​n​-​c​a​u​s​e​-​l​a​-​v​e​r​a​c​i​t​e​-​d​u​-​m​a​s​s​a​c​r​e​-​d​e​b​o​u​t​c​h​a​_​5​0​6​5​5​4​6​.html
4https://​www​.disin​fo​.eu/​d​o​p​p​e​l​g​a​nger/
5https://​www​.washing​ton​post​.com/​t​e​c​h​n​o​l​o​g​y​/​2​0​2​2​/​0​6​/​0​8​/​e​l​o​n​-​m​u​s​k​-​t​w​i​t​t​e​r​-​b​o​t​-​data/
6https://www.leparisien.fr/high-tech/5‑ou-20-cinq-minutes-pour-comprendre-la-polemique-des-faux-comptes-entre-elon-musk-et-twitter-18–05-2022-G3SIUDJJMVDFDOAF7YNQN3MEZU.php
7https://​www​.cour​rie​rin​ter​na​tio​nal​.com/​a​r​t​i​c​l​e​/​g​u​e​r​r​e​-​d​e​-​l​-​o​m​b​r​e​-​e​n​-​a​f​r​i​q​u​e​-​d​e​-​l​-​o​u​e​s​t​-​l​-​o​f​f​e​n​s​i​v​e​-​d​e​s​-​r​e​s​e​a​u​x​-​r​u​s​s​e​s​-​d​e​-​d​e​s​i​n​f​o​r​m​ation
8https://www.france24.com/fr/afrique/20220427-france‑m%C3%A9dias-monde-conteste-la‑d%C3%A9cision-du-mali-de-suspendre‑d%C3%A9finitivement-france-24-et-rfi
9https://​afrique​.tv5​monde​.com/​i​n​f​o​r​m​a​t​i​o​n​/​e​t​a​t​-​d​e​s​-​l​i​e​u​x​-​d​e​-​l​i​n​f​l​u​e​n​c​e​-​m​e​d​i​a​t​i​q​u​e​-​d​e​-​l​a​-​r​ussie

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