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Les trois enjeux des protéines alimentaires

3 épisodes
  • 1
    Manger des animaux n’est pas indispensable pour la santé
  • 2
    Élevage : d’où viennent les émissions de GES ?
  • 3
    La souveraineté protéinique en question
Épisode 1/3
Le 8 mars 2022
6 mins de lecture
Francois Mariotti
François Mariotti
professeur de nutrition à AgroParisTech

En bref

  • Dans la communauté des chercheurs, tout le monde s’accorde sur le point que les produits animaux ne sont pas indispensables pour être en bonne santé.
  • Les adultes et les enfants consomment, actuellement en France, plus de protéines que ce qui leur est nécessaire pour satisfaire leurs besoins.
  • Il est important de comprendre que l’utilité biologique des protéines ne se limite pas aux muscles. Toutes les cellules, peu importe l’organisme, sont en grande partie composées de protéines.
  • L’ensemble des régimes recommandés comportent une consommation bien plus importante de végétaux que de produits animaux. Il est clair que végétaliser son alimentation est bénéfique pour la santé.
Épisode 2/3
Le 8 mars 2022
5 mins de lecture
Katja Klumpp
Katja Klumpp
ingénieur de recherche en agroécologie à l’INRAE

En bref

  • L’agriculture est le deuxième secteur le plus émetteur de GES en France, représentant près de 23 % du total national.
  • L’élevage, lui, est responsable de 68 % des émissions de méthane tandis que la culture des sols représente 80 % des émissions d’azote.
  • Les émissions sont cependant calculées avec plus ou moins de précision, variant selon la méthode adoptée.
  • Par exemple, le GIEC propose trois niveaux de précision en utilisant des coefficients multiplicateurs pour chaque catégorie de sources émettrices, type de GES et des données liées aux activités concernées.
  • Il est primordial d’ajuster nos modes de production afin de diminuer l’impact des élevages et des productions agricoles sur les GES tout en garantissant des bénéfices aux producteurs.
Épisode 3/3
Le 8 mars 2022
5 mins de lecture
David Gouache
David Gouache
directeur de la recherche de Terres Inovia
Matthieu Brun
Matthieu Brun
directeur scientifique de la Fondation FARM et chercheur associé à SciencesPo Bordeaux

En bref

  • La sécheresse de 1973, ayant altéré la production américaine de soja de 30 %, a provoqué un embargo américain sur cette ressource. Par conséquent, la dépendance protéique européenne s’est révélée au grand jour.
  • Aujourd’hui en France, 1,5 million de tonnes de soja sont importés par an, dont 58 % en provenance du Brésil, principalement pour subvenir à l’alimentation animale.
  • Un plan de relance inédit sur l’aspect financier et en matière d’engagement de l’État a été décidé. Ce plan paraît plus ambitieux que les anciens car il semble pourvu de la volonté de se focaliser et de développer l’aspect filière.
  • La réussite du plan de relance de 1973, en réponse à l’embargo, se trouve dans le fait que nous nous sommes appuyés sur des subventions d’investissements sur le long terme pour développer la filière oléagineuse.
  • Partant de ce constat, le défi actuel consiste à verrouiller la filière protéagineuse au sein de l’agriculture et de l’économie française et plus largement européenne.