chef de division ingénierie et innovation numérique au sein des services du Premier ministre
Jean Langlois-Berthelot
docteur en mathématiques appliquées et chef de division au sein de l'armée de Terre
En bref
La cybersécurité est aujourd’hui un enjeu majeur du numérique face aux nouvelles menaces variées : cybercriminels, États ennemis ou groupes activistes.
Les cybermenaces se diversifient, visent les infrastructures critiques et sont renforcées par de nouvelles technologies (intelligence artificielle, blockchain…).
Les institutions publiques sont des cibles importantes car elles concentrent des données sensibles comme des informations personnelles, financières ou stratégiques.
Les institutions publiques doivent mettre en place une stratégie qui protège les systèmes d'information contre les menaces tout en garantissant la continuité des services et en respectant les droits et libertés des citoyens.
La France, la Pologne et l’Italie ont mis en place des stratégies pour faire face aux cybermenaces, avec des objectifs communs mais des plans d’action distincts.
Le nombre d’attaques par phishing a triplé entre 2020 et 2021, atteignant un niveau record en 2023, où l’Anti-Phishing Working Group a recensé près de 5 millions d’attaques.
Les attaques contre la chaîne d'approvisionnement numérique, ou digital supply chain, représentent une véritable menace pour la sécurité informatique.
Les attaques sur la digital supply chain exploitent le réseau de partenaires d’une organisation pour la cibler, ce qui multiplie la surface d’attaque possible.
Les développeurs utilisent fréquemment des morceaux de code disponibles en libre accès sur Internet, ce qui permet aux hackers d’exploiter les failles des logiciels.
Pour y faire face, des hackers éthiques réalisent volontairement des intrusions afin d'identifier les failles des réseaux et des infrastructures en général.
chef de division ingénierie et innovation numérique au sein des services du Premier ministre
Jean Langlois-Berthelot
docteur en mathématiques appliquées et chef de division au sein de l'armée de Terre
En bref
Le « hacking éthique » est une discipline qui utilise des techniques similaires à celles des cybercriminels, mais pour renforcer la résilience des systèmes d’information.
Son objectif est d’identifier de manière proactive les vulnérabilités des systèmes informatiques, afin de prévenir leur exploitation par des acteurs malveillants.
Il repose sur une méthodologie rigoureuse, fondée sur des référentiels reconnus (comme le PTES ou l’OSSTMM), et requiert des compétences techniques avancées.
Cette discipline est également mobilisée en situation de crise, pour analyser les compromissions, identifier les vecteurs d’attaque et proposer des mesures correctives.
Les perspectives du hacking éthique sont appelées à s’élargir avec l’essor de l’intelligence artificielle, de la blockchain ou encore de l’informatique quantique.
maître de conférences en droit du numérique à Télécom Paris (IP Paris)
En bref
Une voiture moderne comporte plus de 100 millions de lignes de code, soit beaucoup plus qu’un avion de ligne.
En Europe plusieurs textes réglementaires existent : le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), le Cyber Resilience Act et le Data Act.
Ce Data act a pour objectif de responsabiliser et d’augmenter la circulation des flux de données entre utilisateurs, entreprises et les autorités publiques.
Plus de 70 % des données des entreprises européennes sont stockées sur des clouds non européens.
Selon l’entreprise, ces clouds possèdent des juridictions étrangères rendant accessibles des données hébergées même si celles-ci sont physiquement stockées sur un territoire européen.