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Face à l’adaptation climatique urbaine, à quoi sert la COP ?

Joan Delort Ylla_VF
Joan Delort Ylla
ingénieur de recherche à l'École polytechnique (IP Paris)
Fiona O’Brien_VF
Fiona O’Brien
étudiante en master à l'École polytechnique (IP Paris)
En bref
  • Les zones urbaines sont exposées de manière disproportionnée aux effets du changement climatique, mais restent structurellement exclues des négociations de la CCNUCC.
  • Lors de la COP30 à Belém, les délégués ont dû patauger dans les eaux de crue le jour de l’ouverture, tandis que la question de l’adaptation urbaine a été largement ignorée.
  • Les villes entreprennent indépendamment des initiatives innovantes en matière d’adaptation, via des réseaux tels que le C40, en dehors du cadre de la COP.
  • Les parties devraient être tenues de consulter les gouvernements infranationaux lors de l’élaboration des PNA et des CDN.
  • Le déficit de financement de l’adaptation reste irrésolu, les projets visant à éviter les pertes ayant du mal à attirer les investissements privés.

Lors de la COP30 à Belém, au Bré­sil, les délé­gués ont dû patau­ger dans les eaux de crue pour accé­der à la Zone Bleue, suite à une vio­lente tem­pête qui a inon­dé les rues de la ville lors des pre­miers jours de la confé­rence. Des tem­pêtes à la cha­leur extrême, tout au long de la confe­rence les condi­tions cli­ma­tiques ont mis en évi­dence les défis d’adaptation aux­quels sont confron­tées les villes. Pour­tant, la rési­lience urbaine n’a pra­ti­que­ment pas été abor­dée lors des négo­cia­tions. Cela reflète un héri­tage de sous-repré­sen­ta­tion qui a lais­sé les villes lar­ge­ment en marge des pro­ces­sus cen­traux de la CCNUCC.

L’adaptation urbaine à la COP : progrès et lacunes persistante

La sous-repré­sen­ta­tion de l’adaptation urbaine à la COP30 est le résul­tat d’un biais his­to­rique de la confé­rence en faveur du pro­gramme d’atténuation et d’une orien­ta­tion struc­tu­relle vers les gou­ver­ne­ments natio­naux. Ce n’est qu’à la COP21 à Paris que l’action et l’adaptation au niveau infra­na­tio­nal ont été inté­grées de manière sub­stan­tielle dans les dis­cus­sions, avec le groupe des gou­ver­ne­ments locaux et des auto­ri­tés muni­ci­pales (LGMA)1 et l’Objectif mon­dial sur l’adaptation (GGA)2. Cepen­dant, dix ans après Paris, les villes ne peuvent par­ti­ci­per que par l’intermédiaire du groupe d’observateurs LGMA et le GGA manque de clarté.

Cela doit chan­ger et vite. L’exposition aux risques cli­ma­tiques aug­mente plus rapi­de­ment dans les villes, enten­dues ici comme des zones den­sé­ment peu­plées, et les zones urbaines for­te­ment expo­sées au chan­ge­ment cli­ma­tique n’ont de cesse de se déve­lop­per. Des incen­dies de forêt à Los Angeles aux inon­da­tions meur­trières à Kin­sha­sa, les villes sont en pre­mière ligne face aux phé­no­mènes météo­ro­lo­giques extrêmes qui deviennent de plus en plus fré­quents et dévas­ta­teurs en rai­son du chan­ge­ment climatique.

Mais les villes sont éga­le­ment en pre­mière ligne de l’action cli­ma­tique. Le Forum des diri­geants locaux3, orga­ni­sé à Rio de Janei­ro avant la COP30, a mis en lumière l’ampleur et la pro­fon­deur de l’action cli­ma­tique urbaine. De la plan­ta­tion d’arbres à Free­town aux infra­struc­tures de ges­tion des eaux plu­viales à Adé­laïde4, les villes ont par­ta­gé des idées auda­cieuses et des actions inno­vantes pour lut­ter contre le chan­ge­ment cli­ma­tique. Les efforts de rési­lience urbaine s’intensifient rapi­de­ment, notam­ment avec les col­lec­ti­vi­tés locales qui ont mis en œuvre 10 fois plus d’actions d’adaptation en 20245 qu’en 2014. Pour­tant, alors même que les villes mènent cette mise en œuvre, la gou­ver­nance de la COP reste entre les mains des gou­ver­ne­ments nationaux.

La sous-repré­sen­ta­tion his­to­rique de l’adaptation urbaine à la COP sou­lève la ques­tion sui­vante : un pro­ces­sus mon­dial, cen­tré sur les États et conçu autour de l’atténuation natio­nale, peut-il être uti­li­sé pour trai­ter de manière signi­fi­ca­tive un sujet aus­si local que l’adaptation urbaine ? Et si oui, com­ment exac­te­ment les COP devraient-elles s’y prendre ? Au fond, cette ques­tion sou­lève trois enjeux clés.

#1 Gouvernance : Qui fixe les objectifs et la stratégie en matière d’adaptation au changement climatique ?

Sans sta­tut de négo­cia­teur, les villes n’ont pas voix au cha­pitre dans la défi­ni­tion des objec­tifs et de la stra­té­gie mon­diale en matière d’adaptation au chan­ge­ment cli­ma­tique à la COP. Cepen­dant, au niveau natio­nal, elles sont de plus en plus incluses dans la gou­ver­nance de l’action cli­ma­tique. Une ana­lyse de la CCNUCC6 por­tant sur les 67 nou­velles contri­bu­tions déter­mi­nées au niveau natio­nal (CDN) sou­mises avant la COP30 a révé­lé que 69 % d’entre elles men­tion­naient expli­ci­te­ment l’implication d’entités infra­na­tio­nales dans la pla­ni­fi­ca­tion de l’adaptation. Un plan lan­cé lors de la COP307 vise à accé­lé­rer ces pro­grès dans l’objectif d’intégrer des acteurs infra­na­tio­naux dans 100 CDN d’ici 2028. Le Bré­sil, hôte de la COP30, a mon­tré l’exemple en impli­quant les élus locaux dans l’élaboration de son plan natio­nal d’adaptation actua­li­sé8 et en codi­ri­geant la Coa­li­tion pour un par­te­na­riat mul­ti­ni­veau ambi­tieux9 (CHAMP). Avec l’adhésion de l’UE avant la COP30, la CHAMP repré­sente désor­mais 78 pays enga­gés à inclure les acteurs infra­na­tio­naux dans la gou­ver­nance cli­ma­tique nationale.

La place gran­dis­sante accor­dée aux ques­tions urbaines dans les nou­velles CDN, la réus­site du Bré­sil et la crois­sance de la CHAMP sont autant de signes pro­met­teurs. Cepen­dant, la COP doit aller plus loin et offi­cia­li­ser l’inclusion des acteurs infra­na­tio­naux. Accor­der aux villes le sta­tut de négo­cia­teur n’est pas la solu­tion : la table des négo­cia­tions est déjà suf­fi­sam­ment encom­brée et com­plexe. Mais les villes devraient être asso­ciées aux pro­ces­sus natio­naux visant à défi­nir le pro­gramme d’adaptation au chan­ge­ment cli­ma­tique. Une inté­gra­tion pou­vant être faci­li­tée par la COP en exi­geant des Par­ties qu’elles consultent les villes lors de l’élaboration des PNA et des CDN.

#2 Mise en œuvre : Quelles solutions allons-nous utiliser pour y parvenir ?

Par­tout dans le monde, les villes testent des solu­tions inno­vantes d’adaptation au chan­ge­ment cli­ma­tique : les sys­tèmes d’alerte aux inon­da­tions à Rio, les for­ma­tions sur la ges­tion de la cha­leur à Phoe­nix et les « forêts de poche » à San­tia­go n’en sont que quelques exemples. Il y a un énorme avan­tage à réunir les diri­geants locaux pour par­ta­ger les meilleures pra­tiques : les villes dont les pro­grammes d’adaptation sont moins déve­lop­pés peuvent ain­si s’inspirer de celles qui ont déjà tes­té des solu­tions. Mais une grande par­tie de cet échange se fait en dehors de la COP, par le biais de réseaux comme le C40, le GCoM et lors d’événements tels que le Forum des diri­geants locaux. Alors que les villes échangent déjà des idées par ces canaux, la COP ren­force-t-elle leur capa­ci­té à mettre en œuvre des solutions ?

En fin de compte, la COP est conçue pour la négo­cia­tion et non pour la mise en œuvre. La confé­rence peut accé­lé­rer l’action en ser­vant de point de départ à des ini­tia­tives telles que la cam­pagne « Beat the Heat », mais la mise en œuvre dépend du lea­der­ship local, des capa­ci­tés tech­niques et des bud­gets, autant de fac­teurs qui dépassent le man­dat de la COP. Et bien qu’il y ait un inté­rêt à ce que les villes s’engagent en per­sonne pour trans­fé­rer des connais­sances et ima­gi­ner des solu­tions d’adaptation, la COP n’est pas indis­pen­sable à cette fin : des réseaux de villes spé­cia­li­sés rem­plissent déjà ce rôle. La COP peut sus­ci­ter une dyna­mique, mais elle n’est pas des­ti­née à mettre en œuvre l’adaptation locale.

#3 Financement : Comment allons-nous financer cela ?

Mal­gré les avan­tages éco­no­miques évi­dents liés à l’investissement dans la rési­lience, il existe un énorme défi­cit mon­dial de finan­ce­ment de l’adaptation. Un rap­port récent du WRI10 a révé­lé que chaque dol­lar inves­ti dans l’adaptation peut géné­rer 10,50 dol­lars de béné­fices. Cepen­dant, les don­nées sug­gèrent que moins de 15 cents par dol­lar consa­cré au finan­ce­ment cli­ma­tique sou­tiennent l’adaptation. Ce défi­cit est encore plus mar­qué dans les villes, où le défi­cit de finan­ce­ment annuel pour l’adaptation au chan­ge­ment cli­ma­tique11 se situe entre 177 et 334 mil­liards d’euros.

Cette situa­tion s’explique en par­tie par des rai­sons éco­no­miques : l’adaptation génère des pertes évi­tées plu­tôt que des recettes. Alors que les pro­jets d’énergie renou­ve­lable axés sur l’atténuation pro­duisent des ren­de­ments mesu­rables, les pro­jets d’adaptation, tels que les défenses contre les inon­da­tions, ne génèrent des béné­fices que par la réduc­tion des coûts lorsqu’un aléa sur­vient. L’incertitude liée aux risques cli­ma­tiques com­plique la quan­ti­fi­ca­tion de ces pertes évi­tées, ce qui sape l’argumentaire en faveur de l’investissement dans l’adaptation.

La COP peut contri­buer à mobi­li­ser des fonds pour l’adaptation cli­ma­tique urbaine grâce à des enga­ge­ments phi­lan­thro­piques pri­vés et à des pro­messes de finan­ce­ment publiques au niveau natio­nal. Pour­tant, lors de la COP30, les enga­ge­ments des pays envers les méca­nismes de finan­ce­ment de l’adaptation ont été ter­ri­ble­ment insuf­fi­sants. Seule­ment 135 mil­lions de dol­lars ont été pro­mis12 au Fonds d’adaptation à la fin de la confé­rence, soit moins de la moi­tié de son objec­tif de 350 mil­lions de dol­lars. De plus, la COP30 n’a pas réus­si à concré­ti­ser l’objectif de tri­pler le finan­ce­ment cli­ma­tique d’ici 2035, ce qui est finan­ciè­re­ment fai­sable13 mais hau­te­ment impro­bable sans un texte contraignant.

Bien que la COP30 n’ait pas appor­té les réformes struc­tu­relles néces­saires pour mobi­li­ser un finan­ce­ment durable en faveur des efforts d’adaptation locaux, les futures confé­rences pour­raient contri­buer à lever les obs­tacles au finan­ce­ment de plu­sieurs manières :

  1. Rap­ports natio­naux sur les flux de finan­ce­ment de l’adaptation urbaine : L’accès au finan­ce­ment de l’adaptation par le biais du Fonds vert pour le cli­mat (FVC) et du Fonds pour l’environnement mon­dial (FEM) est sou­vent limi­té aux gou­ver­ne­ments natio­naux. Si la COP ne peut pas modi­fier direc­te­ment la concep­tion des méca­nismes de finan­ce­ment, elle peut tou­te­fois encou­ra­ger les pays à aider les villes à sol­li­ci­ter des finan­ce­ments. De plus, elle peut exi­ger des pays qu’ils rendent compte de la part des fonds d’adaptation qui par­vient aux acteurs infra­na­tio­naux. Cet indi­ca­teur est essen­tiel pour la res­pon­sa­bi­li­té, mais il fait actuel­le­ment défaut dans le cadre d’indicateurs du GGA fina­li­sé lors de la COP30 dans le cadre du pro­gramme de tra­vail Émi­rats arabes unis-Belém.
  1. Méca­nismes d’engagement infra­na­tio­nal au sein des pla­te­formes natio­nales : Lors de la COP30, qua­torze pays ont annon­cé la mise en place de pla­te­formes natio­nales, des cadres de finan­ce­ment au niveau natio­nal des­ti­nés à des stra­té­gies cohé­rentes d’investissement cli­ma­tique. Les pla­te­formes natio­nales ont un énorme poten­tiel pour loca­li­ser le finan­ce­ment cli­ma­tique en ren­dant son accès plus simple et plus facile pour les villes grâce à un méca­nisme unique. De nom­breuses pla­te­formes natio­nales sont déve­lop­pées en par­te­na­riat avec le FVC, une enti­té opé­ra­tion­nelle de la CCNUCC, ce qui per­met à la COP de défi­nir la manière dont ces pla­te­formes sont struc­tu­rées et mises en œuvre. Pour libé­rer ce poten­tiel, la COP devrait invi­ter les pays et les par­te­naires à inté­grer l’engagement infra­na­tio­nal dans les pla­te­formes natio­nales et à inclure les villes dès leur conception.
  1. Fenêtres de finan­ce­ment pour l’adaptation urbaine : La COP pour­rait encou­ra­ger la créa­tion de fenêtres de finan­ce­ment pour l’adaptation urbaine, ou de flux de finan­ce­ment réser­vés, axés sur la rési­lience cli­ma­tique dans les villes. Cette approche a déjà été tes­tée dans le cadre du pro­gramme « Villes vertes » de la BERD, doté de 5 mil­liards d’euros, qui offre un canal dédié au sou­tien de pro­jets urbains durables et rési­lients. La COP peut ser­vir de forum pour conso­li­der le sou­tien et la dyna­mique néces­saires à l’extension des gui­chets de finan­ce­ment de l’adaptation urbaine, au sein d’autres banques et fonds multilatéraux.

D’autres solu­tions de finan­ce­ment existent pour sur­mon­ter les obs­tacles au finan­ce­ment de l’adaptation urbaine, mais la COP occupe une posi­tion unique pour faire la dif­fé­rence dans ces trois domaines clés. His­to­ri­que­ment, l’absence de cadres, d’indicateurs ou de fonds a limi­té la capa­ci­té de la COP à orien­ter les res­sources vers la rési­lience urbaine. Cepen­dant, à mesure que le pay­sage du finan­ce­ment de l’adaptation mûrit grâce aux indi­ca­teurs GGA, aux pla­te­formes natio­nales et à l’attention crois­sante des bailleurs de fonds, il est essen­tiel d’intégrer dès main­te­nant une gou­ver­nance à plu­sieurs niveaux. Réamé­na­ger les struc­tures finan­cières sera bien plus dif­fi­cile et bien moins effi­cace que d’intégrer les acteurs infra­na­tio­naux dès le départ.

Conclusion

La COP30 s’est ouverte sur de graves inon­da­tions et s’est ter­mi­née par un incen­die inat­ten­du sur le site, mais la véri­table crise était poli­tique : les négo­cia­tions n’ont pas per­mis de réa­li­ser des pro­grès signi­fi­ca­tifs sur le pro­gramme d’adaptation urbaine. Au-delà de Belém, la COP30 a une fois de plus mis en évi­dence une réa­li­té struc­tu­relle plus pro­fonde : un pro­ces­sus conçu pour l’atténuation au niveau natio­nal peine à sou­te­nir l’adaptation locale que la crise cli­ma­tique exige désormais.

Les villes conti­nue­ront à mener le pro­gramme mon­dial d’adaptation, avec ou sans la COP. Mais le pro­ces­sus de la CCNUCC peut remo­de­ler la gou­ver­nance et le finan­ce­ment pour mieux sou­te­nir l’adaptation locale en ren­dant obli­ga­toire la consul­ta­tion des acteurs infra­na­tio­naux dans les PNA, en veillant à ce que les pla­te­formes natio­nales intègrent les villes dès le départ et en sui­vant les flux finan­ciers des­ti­nés à l’adaptation locale. Les villes s’adaptent déjà. Mais quand est-il de la COP, peut-elle s’adapter elle aussi ?

1https://​www​.cities​-and​-regions​.org/​a​b​o​u​t​-​t​h​e​-​lgma/
2https://​www​.wri​.org/​i​n​s​i​g​h​t​s​/​g​l​o​b​a​l​-​g​o​a​l​-​o​n​-​a​d​a​p​t​a​t​i​o​n​-​e​x​p​l​ained
3https://www.bloomberg.org/cop30-local-leaders-forum/a‑message-from-local-leaders-to-cop30/
4https://​www​.c40​.org/​n​e​w​s​/​y​e​a​r​l​y​-​o​f​f​e​r​-​o​f​-​a​c​tion/
5https://​www​.glo​bal​co​ve​nan​tof​mayors​.org/​w​p​-​c​o​n​t​e​n​t​/​u​p​l​o​a​d​s​/​2​0​2​5​/​1​1​/​C​H​A​M​P​-​P​o​l​i​c​y​-​b​r​i​e​f.pdf
6https://​unfccc​.int/​s​i​t​e​s​/​d​e​f​a​u​l​t​/​f​i​l​e​s​/​r​e​s​o​u​r​c​e​/​c​m​a​2​0​2​5​_​0​8.pdf
7https://​cop30​.br/​e​n​/​n​e​w​s​-​a​b​o​u​t​-​c​o​p​3​0​/​b​r​a​z​i​l​-​l​e​a​d​s​-​n​e​w​-​g​l​o​b​a​l​-​e​f​f​o​r​t​-​t​o​-​a​c​c​e​l​e​r​a​t​e​-​m​u​l​t​i​l​e​v​e​l​-​c​l​i​m​a​t​e​-​a​ction
8https://​www​.inter​na​tio​nal​-cli​mate​-ini​tia​tive​.com/​e​n​/​i​k​i​-​m​e​d​i​a​/​n​e​w​s​/​b​u​i​l​d​i​n​g​-​c​l​i​m​a​t​e​-​a​d​a​p​t​a​t​i​o​n​-​a​c​r​o​s​s​-​b​r​a​z​i​l​-​f​r​o​m​-​n​a​t​i​o​n​a​l​-​t​o​-​l​o​c​a​l​-​a​c​tion/
9https://​www​.c40​.org/​n​e​w​s​/​c​o​p​3​0​-​b​r​a​z​i​l​-​l​e​a​d​s​-​a​-​n​e​w​-​g​l​o​b​a​l​-​e​f​f​o​r​t​-​t​o​-​a​c​c​e​l​e​r​a​t​e​-​m​u​l​t​i​l​e​v​e​l​-​c​l​i​m​a​t​e​-​a​c​tion/
10https://​www​.wri​.org/​r​e​s​e​a​r​c​h​/​c​l​i​m​a​t​e​-​a​d​a​p​t​a​t​i​o​n​-​i​n​v​e​s​t​m​e​n​t​-case
11https://​www​.glo​bal​co​ve​nan​tof​mayors​.org/​i​m​p​a​c​t​2024/
12https://​www​.adap​ta​tion​-fund​.org/​a​d​a​p​t​a​t​i​o​n​-​f​u​n​d​-​m​o​b​i​l​i​z​e​s​-​o​v​e​r​-​u​s​-​1​3​3​-​m​i​l​l​i​o​n​-​f​o​r​-​m​o​s​t​-​v​u​l​n​e​r​a​b​l​e​-​a​t​-​c​o​p​3​0​-​i​n​-​b​r​azil/
13https://​www​.wri​.org/​i​n​s​i​g​h​t​s​/​t​r​i​p​l​i​n​g​-​a​d​a​p​t​a​t​i​o​n​-​f​i​n​a​n​c​e​-goal

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