professeure d’économie à l’École polytechnique (IP Paris) et chercheuse au CREST
En bref
D’ici 2054, la Chine comptera 204 millions habitants en moins .
La Chine, l’Italie, l’Espagne et la République de Corée ont une fécondité ultra-faible, à savoir moins de 1,4 naissance par femme.
Selon les estimations des Nations unies, la population chinoise pourrait passer sous le seuil symbolique du milliard d’habitants à l’horizon 2070.
Pour contrecarrer cette perte de main-d’œuvre — dont dépend l’économie du pays —, la Chine mise sur la robotisation de ses industries.
Malgré l’abolition des quotas par Pékin, le baby-boom attendu n’est pas au rendez-vous, car le conditionnement de la politique de l’enfant unique reste dans les habitudes de nombreux Chinois.
maître de conférences en science économique à l'université Paris-Saclay, directeur adjoint de l'IDEST
En bref
Avant son attitude volontariste avec l’accord de Paris en 2015, la Chine s'est refusée à un engagement de réduction des émissions de GES dans le cadre du protocole de Kyoto de 1997.
Parmi les engagements de la CDN chinoise figure un souhait d’augmentation de 20 % d’ici 2023 du non-fossile dans la consommation d’énergie primaire.
Le 15e plan quinquennal chinois fait part d’un souhait de multiplier par six les capacités de production d’énergie solaire et éolienne en comparaison de 2020.
En 2022, les capacités mondiales de production chinoise représentent 68% de l’extraction des terres rares dans le monde et en transforment 90%.
L’actuel marché du carbone chinois, débuté en 2021, ne régule actuellement que les émissions de CO2 du secteur électrique, mais il prévoit couvrir huit secteurs.
chargé de mission au Centre Interdisciplinaire d'Études pour la Défense et la Sécurité (IP Paris)
En bref
Les terres rares sont des éléments métalliques qui servent notamment à la fabrication de catalyseurs de pots catalytiques, d’aimants ou encore d’appareils robotiques.
Aujourd’hui, leur présence dans le système d’armement pose des questions de souveraineté, en raison du monopole de la Chine en la matière.
La Chine représente en effet 69 % de la production mondiale de minerais de terres en 2023, loin devant les États-Unis (12 %), la Birmanie (11 %) et l’Australie (5 %).
Si des entreprises annoncent vouloir reprendre la main sur ce marché, le monopole de la Chine lui permet cependant de faire obstacle en augmentant artificiellement la volatilité des prix.
Pour enrayer le monopole chinois, des acteurs comme l’École polytechnique travaillent sur le recyclage comme mode d’approvisionnement alternatif des terres rares.
expert associé au programme Asie de l'Institut Montaigne, doctorant à l'Université de Vienne, chercheur en science politique
En bref
Selon l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, Pékin a déposé près de 30 000 brevets liés à l'IA générative entre 2014 et 2024.
Le Parti communiste chinois (PCC) place l’IA au centre de son architecture économique et, plus spécifiquement, prône un déploiement panoramique de l’IA générative.
DeepSeek a présenté DeepSeek-R1, un modèle performant d’IA open source, développé à un coût significativement inférieur à celui d’OpenAI.
En 2024-2025, plus de 50 % des revenus mondiaux des semi-conducteurs étaient attribués aux États-Unis.
20 à 30 % des équipements utilisés pour la fabrication de puces chinoises seraient produits en Chine en 2025, contre 10 % en 2022.