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Les grands fonds marins refont surface

3 épisodes
  • 1
    Quels enjeux pour l’exploitation des grands fonds marins
  • 2
    « L’exploration des ressources minières marines est plus un enjeu de souveraineté qu’un enjeu économique »
  • 3
    La vie des grands fonds observée grâce aux nouvelles technologies
Épisode 1/3
Anaïs Marechal, journaliste scientifique
Le 8 juin 2022
5 mins de lecture
Florian Besson
Florian Besson
ingénieur géologue à l'Ifremer

En bref

  • Les grands fonds marins commencent, scientifiquement parlant, autour des 2 000 m de profondeur et représentent près de 56% des océans. Mais la définition géopolitique est au-delà de 200 mètres de profondeur.
  • On connaît mieux la surface de la Lune que le fond de nos océans. La meilleure carte bathymétrique mondiale existante a une résolution d’environ 500 mètres, contre 1,5 mètre sur la Lune.
  • Les grands fonds marins sont attractifs en raison des ressources que ceux-ci possèdent. Cependant, le cadre de l’exploitation minières de ces fonds marins est flou et une réglementation doit être instaurée avant toute exploitation.
  • La France s’est récemment dotée d’une stratégie militaire de maîtrise des fonds marins, pour notamment protéger les nombreux câbles de communication sous- marins qui les jonchent mais aussi les ressources et la biodiversité.
Épisode 2/3
Anaïs Marechal, journaliste scientifique
Le 8 juin 2022
5 mins de lecture
Ewan Pelleter
Ewan Pelleter
chercheur en géosciences marines à l'Ifremer

En bref

  • Les fonds marins recèlent des ressources géologiques très intéressantes contenues dans trois strates : les nodules polymétalliques, les encroûtements et les amas sulfurés.
  • Cette préoccupation pour l’exploitation minière marine est née dès 2001 avec les premiers contrats d’exploration, puis avec l’augmentation des prix des métaux.
  • Les estimations autour de la valeur géologique des fonds marins sont incertaines mais la zone de Clarion-Clipperton pourrait contenir jusqu’à 340 millions de tonnes de nickel et 275 millions de tonnes de cuivre.
  • De nombreuses zones d’ombres demeurent cependant. Comme l’empreinte écologique d’une telle exploitation, qui reste inconnue et qui pourrait être dramatique.
Épisode 3/3
Anaïs Marechal, journaliste scientifique
Le 8 juin 2022
5 mins de lecture
Lénaick Menot
Lénaick Menot
chercheur au Laboratoire environnement profond de l’Ifremer

En bref

  • Les plaines abyssales se situent à quelque 5 000 kilomètres de la surface, sont des milieux extrêmes où la lumière ne pénètre pas et sont donc difficilement explorables.
  • Cependant, les nouvelles technologies permettent d'aller plus loin. Ainsi, la France dispose depuis 2020 de l’un des quatre AUV dans le monde capable de plonger jusqu’à 6 000 mètres de profondeur.
  • Des observatoires fonds de mer existent aussi afin de fournir un maximum d’informations aux chercheurs. Il en existe des autonomes et des câblés.
  • L’objectif est aujourd’hui d’en apprendre plus sur la faune et la flore sous-marines. Dans les prélèvements effectués dans les plaines abyssales, 90% des espèces relevées sont inconnues.

Auteurs

Anaïs Marechal

Anaïs Marechal

journaliste scientifique

Anaïs Marechal est docteure en géosciences. Elle s’est d’abord intéressée aux séismes, qu’elle étudie au sein de laboratoires de recherche et sur le terrain pendant plusieurs années. En 2017, elle décide de se former au journalisme scientifique au sein de l’ESJ Lille. Elle travaille depuis en tant que journaliste indépendante pour différents titres de presse écrite généraliste, spécialisée et professionnelle où elle y traite du climat, de la santé ou encore des nouvelles technologies.