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Mais où sont donc les imprimantes 3D ?

6 épisodes
  • 1
    Pourquoi la révolution de l’impression 3D n’a toujours pas eu lieu
  • 2
    Le paradoxe de l’impression 3D : « Elle se complexifie, tout en devenant plus accessible »
  • 3
    Des imprimantes 3D dans les blocs opératoires
  • 4
    L’impression 3D est-elle vraiment propre ?
  • 5
    L’impression 3D, une solution pour les pièces industrielles disparues
  • 6
    « Il existe encore des obstacles à l'adoption de l'impression 3D dans la production de masse »
Épisode 1/6
Le 31 mars 2021
6 mins de lecture
Thierry Rayna
Thierry Rayna
professeur de l’École polytechnique et chercheur au laboratoire CNRS i³-CRG*

En bref

  • Utiliser les machines et les logiciels de conception 3D reste encore trop complexe pour les non-initiés, qui préfèrent continuer à employer les méthodes de production traditionnelles.
  • L’impression 3D présente des qualités très recherchées par l’industrie (complexité des motifs, solidité des matériaux)… mais beaucoup moins par les particuliers. Il semblerait ainsi que l’impression 3D n’ait pas de réel intérêt hors de certains domaines très précis.
  • Pour Thierry Rayna, chercheur à l’École polytechnique, cela devrait changer avec la diffusion de l’IA et du machine learning, qui permettront une production sur mesure et instantanée des produits directement par les consommateurs.
Épisode 2/6
Annalisa Plaitano, médiatrice scientifique
Le 31 mars 2021
4 mins de lecture
Albane Imbert
Albane Imbert
responsable du Making Lab du Francis Crick Institute

En bref

  • Cette étape nécessite un savoir-faire technique et se révèle souvent trop ardue pour les non-initiés.
  • La complexité et les fonctionnalités des logiciels de modélisation 3D varient selon le secteur d’activité (industrie, design, recherche, architecture, etc.). Il se développe cependant des logiciels plus abordables pour les particuliers curieux.
  • Selon Albane Imbert, responsable du Making Lab de l’Institut Francis Crick, la spécialisation et la complexité des logiciels devrait aller croissant, alors même que leur interface se simplifiera, rendant leur utilisation plus intuitive.
  • La diffusion de l’impression 3D s’accompagne également d’une réflexion sur la notion de contrefaçon, ainsi que d’une démocratisation de la production, avec la mise en commun des modèles 3D de certains objets.
Épisode 3/6
Annalisa Plaitano, médiatrice scientifique
Le 31 mars 2021
3 mins de lecture
Bernardo Innocenti
Bernardo Innocenti
professeur en biomécanique à l’École polytechnique de Bruxelles et à l’Université Libre de Bruxelles

En bref

  • La chirurgie est l’un des secteurs pionniers de l’impression 3D, mais de plus en plus de spécialités médicales investissent cette technologie (comme la cardiologie, l’urologie ou la neurochirurgie).
  • La personnalisation permise par cette technologie est un atout capital pour les chirurgiens.
  • Cela leur permet non seulement de produire des prothèses sur mesure pour les patients, mais également d’imprimer des prototypes tridimensionnels des parties endommagées pour les visualiser avant l’opération.
  • L’impression 3D reste cependant en compétition avec les méthodes traditionnelles de production et de suivi post-opératoire, qui restent parfois moins coûteuses et tout aussi efficaces.
Épisode 4/6
Annalisa Plaitano, médiatrice scientifique
Le 31 mars 2021
4 mins de lecture
Paolo Minetola
Paolo Minetola
professeur associé au département de gestion et d'ingénierie de production de l'École polytechnique de Turin
Fabien Szmytka
Fabien Szmytka
enseignant chercheur à l’ENSTA Paris
Bernardo Innocenti
Bernardo Innocenti
professeur en biomécanique à l’École polytechnique de Bruxelles et à l’Université Libre de Bruxelles

En bref

  • L’impression 3D permet une production sur mesure, à la demande et sans chutes, évitant ainsi le gâchis. Si les objets sont correctement conçus, ils sont également plus résistants et plus durables.
  • Mais les débats sur la dimension écologique de l’impression 3D sont plus complexes qu’il n’y paraît. Les gaz et les particules émises par les matériaux d’impression soumis à de hautes températures pourraient en effet être toxiques pour la peau et les yeux, et affecter le système respiratoire.
  • La fin de vie des objets produits grâce à une imprimante 3D pose également des questions. En médecine, par exemple, il reste impossible de recycler des implants et des prothèses.
Épisode 5/6
Annalisa Plaitano, médiatrice scientifique
Le 31 mars 2021
3 mins de lecture
Fabien Szmytka
Fabien Szmytka
enseignant chercheur à l’ENSTA Paris

En bref

  • L’impression 3D est de plus en plus utilisée dans le monde académique pour aider la recherche.
  • Fabien Szmytka, chercheur à l’ENSTA Paris, étudie ainsi les propriétés et la microstructure de matériaux métalliques produits à l’aide de cette technologie.
  • Il effectue des tests sur des structures complexes qui se rapprochent de la géométrie des pièces industrielles.
  • L’objectif de ces recherches : fournir à des partenaires appartenant aux secteurs de l’énergie, du transport et de l’aéronautique (comme EDF et la SNCF) des solutions concrètes pour réparer de grandes pièces métalliques.
Épisode 6/6
Annalisa Plaitano, médiatrice scientifique
Le 31 mars 2021
3 mins de lecture
Sumeet Jain
Sumeet Jain
directeur principal de l’impression 3D dans le monde chez Arkema

En bref

  • L’impression 3D présente pour l’industrie de nombreux avantages : numérisation et décentralisation de la production, personnalisation des produits, optimisation de la gestion des stocks…
  • Mais de nombreux défauts s’opposent toujours à sa diffusion à grande échelle : coût marginal non-décroissant, rareté des matériaux, fiabilité parfois limitée…
  • Arkema a ainsi mis au point, avec la start-up Continuous Composites, une nouvelle technologie d’impression 3D par fibre continue permettant d’accroître la durabilité de ce mode de production, notamment en réduisant les coûts et les déchets.

Auteurs

Annalisa Plaitano

Annalisa Plaitano

médiatrice scientifique

Annalisa Plaitano développe des projets de vulgarisation des sciences et enseigne la communication scientifique à Sorbonne Université et à l'Université d'Evry. Elle forme à la communication les doctorants des universités de Nanterre, Grenoble et autres, et écrit pour La Recherche, Sciences et Avenir, Cosinus, Causette, le site de l'Institut National de Physique Nucléaire italien. Elle est membre de l'association Femmes & Sciences.