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Quels sont les virus les plus dangereux au monde ?

Tania Louis
Tania Louis
docteure en biologie et chroniqueuse chez Polytechnique Insights 
En bref
  • Plusieurs critères sont à prendre en compte pour déterminer la dangerosité d’un virus, parmi lesquels sa létalité, le nombre de personnes infectées ou encore son mode de transmission.
  • La dangerosité d’un virus s’évalue aussi en fonction des séquelles à long terme qu’il laisse, comme la fièvre de Lassa qui cause des surdités et des myocardites.
  • La variole, jusqu’à son éradication en 1979, était vraisemblablement la pire pandémie, avec un taux de mortalité de 30 % et 300 millions de victimes au cours du dernier siècle.
  • La pandémie de Covid-19 pourrait avoir causé plus de 18 millions de décès en seulement deux ans, soit environ treize fois plus que le VIH sur la même période.
  • Il est possible de réduire considérablement la létalité de différents virus grâce aux vaccins et aux traitements, mais leur disponibilité reste extrêmement inégale dans le monde.

Ils ont mode­lé notre évo­lu­tion et peuvent consti­tuer des outils médi­caux pro­met­teurs, mais les virus sont avant tout asso­ciés à la notion de mala­die. Ils tirent même leur nom du terme latin qui dési­gnait les poi­sons… Par­tons à la ren­contre des spé­ci­mens les plus dan­ge­reux de la ména­ge­rie virale.

Les virus les plus mortels

La pre­mière chose qui vient à l’esprit quand on évoque la dan­ge­ro­si­té d’un virus est géné­ra­le­ment sa léta­li­té : si une per­sonne est conta­mi­née, quel risque a‑t-elle d’en mou­rir ? Cer­tains virus sont par­ti­cu­liè­re­ment inquié­tants de ce point de vue. Le virus de la rage, qui affecte le sys­tème ner­veux, est mor­tel à qua­si­ment 100 % une fois les symp­tômes appa­rus. La meilleure défense contre cette mala­die est la vac­ci­na­tion. Utile avant ou après l’exposition au virus, elle peut être uti­li­sée chez les humains mais aus­si les ani­maux sus­cep­tibles de les conta­mi­ner, prin­ci­pa­le­ment les chiens domes­tiques1

Le VIH, Virus de l’Immunodéficience Humaine, est lui aus­si mor­tel dans qua­si­ment 100 % des cas en l’absence de trai­te­ment. Moins d’un pourcent des patients semblent capables de maî­tri­ser spon­ta­né­ment le virus et d’éviter le déve­lop­pe­ment d’un syn­drome d’immunodéficience acquise (sida)2. Heu­reu­se­ment, les trai­te­ments actuels per­mettent de contrô­ler le VIH si effi­ca­ce­ment que les per­sonnes infec­tées peuvent ne plus avoir de symp­tômes, ne plus être conta­gieuses et ne plus mou­rir des suites de l’infection virale. Mal­gré l’absence de vac­cin, des approches pré­ven­tives effi­caces existent, notam­ment la pro­phy­laxie pré-expo­si­tion, ou PreP. L’accès à ces thé­ra­pies reste cepen­dant inégal dans le monde et il n’existe pas de trai­te­ment uti­li­sable à large échelle per­met­tant de gué­rir du VIH.

Les exemples de la rage et du VIH montrent que la léta­li­té intrin­sèque d’un virus peut être gran­de­ment dimi­nuée lorsque des moyens de pré­ven­tion ou des trai­te­ments effi­caces sont dis­po­nibles. Des pro­grès sont en cours dans ces domaines concer­nant un autre type de virus par­ti­cu­liè­re­ment mor­tels : les filo­vi­rus. C’est la famille virale dont font par­tie Ebo­la et Mar­burg, pré­sents sans pro­vo­quer de mala­die chez cer­taines chauves-sou­ris d’Afrique mais à l’origine de fièvres hémor­ra­giques chez l’humain. Leur léta­li­té moyenne est d’environ 50 % mais elle varie selon les épi­dé­mies et les souches, et elle a déjà dépas­sé les 80 %3. Deux trai­te­ments à base d’anticorps mono­clo­naux sont désor­mais recom­man­dés par l’OMS contre la souche d’Ebola la plus dan­ge­reuse4, ain­si que deux vac­cins, même si des tra­vaux de recherche sont encore en cours pour déter­mi­ner les meilleurs sché­mas vac­ci­naux5

Recons­ti­tu­tion 3D d’un filovirus.

On peut se réjouir de la réduc­tion de la léta­li­té de dif­fé­rents virus grâce aux vac­cins et aux trai­te­ments. Mais il ne faut pas oublier que leur dis­po­ni­bi­li­té est extrê­me­ment inégale dans le monde et varie selon les zones géo­gra­phiques, les situa­tions géo­po­li­tiques ou les res­sources finan­cières. Toutes les popu­la­tions n’ont pas les mêmes chances face à un même agent infec­tieux6.

De la létalité théorique à la mortalité réelle

Cer­tains virus deviennent par­ti­cu­liè­re­ment dan­ge­reux quand ils déclenchent des mala­dies spé­ci­fiques : la forme sévère de la fièvre jaune ou le syn­drome pul­mo­naire pro­vo­qué par cer­tains Han­ta­vi­rus, trans­mis par des ron­geurs7, peuvent dépas­ser les 50 % de léta­li­té. Mais heu­reu­se­ment, ces formes cli­niques sont rela­ti­ve­ment rares. Ce qui illustre un autre para­mètre à prendre en compte pour éva­luer la dan­ge­ro­si­té d’un virus : le nombre de per­sonnes qu’il infecte et rend effec­ti­ve­ment malades. Le virus de la fièvre hémor­ra­gique de Cri­mée-Congo, trans­mis par les tiques, a par exemple de quoi inquié­ter avec son taux de léta­li­té d’environ 40 %. Il est donc sur­veillé et étu­dié, mais alors qu’il est pré­sent depuis des décen­nies et endé­mique dans cer­tains pays, moins de 20 000 cas ont été réper­to­riés au total8.

Pour éva­luer l’impact réel d’un virus, il paraît per­ti­nent de s’intéresser au nombre de décès qu’il a effec­ti­ve­ment pro­vo­qués. De ce point de vue, le VIH et ses 40 mil­lions de morts en qua­rante ans reste le prin­ci­pal fléau actuel, mais le SARS-CoV‑2 a tou­ché tel­le­ment de per­sonnes et a eu tant d’impacts indi­rects que la pan­dé­mie de Covid-19 pour­rait avoir cau­sé plus de 18 mil­lions de décès en seule­ment deux ans, soit envi­ron treize fois plus que le VIH sur la même période9. Ce nombre consi­dé­rable reste infé­rieur aux consé­quences de la grippe espa­gnole, qui aurait empor­té au moins 50 mil­lions de vies en 1918 et 1919, dans un contexte com­pli­qué par la Pre­mière Guerre mon­diale10. Cette pan­dé­mie est consi­dé­rée comme une des pires qu’ait tra­ver­sé l’humanité.

Répar­ti­tion mon­diale du virus de la fièvre de Cri­mée-Congo (CCHFV)11.

Néan­moins, plus on remonte le temps, plus il est dif­fi­cile de faire des esti­ma­tions, et les com­pa­rai­sons perdent de leur per­ti­nence si on ne prend pas en compte l’augmentation du nombre d’humains coha­bi­tant sur notre pla­nète. Si on écarte les pestes, cau­sées par des bac­té­ries, la pire pan­dé­mie est vrai­sem­bla­ble­ment celle pro­vo­quée par la variole. Un taux de mor­ta­li­té d’environ 30 %, des séquelles impor­tantes chez une par­tie des sur­vi­vants, des mil­lé­naires de pro­pa­ga­tion et 300 mil­lions de vic­times au cours du seul ving­tième siècle : il y a de quoi trem­bler12. Cette mala­die, ame­née en Amé­rique par les conquis­ta­dors, aurait même joué un rôle fon­da­men­tal dans la conquête du Nou­veau Monde, car la popu­la­tion native n’était pas du tout immu­ni­sée13. Mais la variole est aus­si un des plus grands suc­cès de l’humanité : c’est la seule mala­die humaine offi­ciel­le­ment éra­di­quée, depuis 1979, grâce à la vaccination.

Différentes raisons de s’inquiéter

La mor­ta­li­té d’un virus est for­cé­ment une don­née mar­quante, mais c’est loin d’être le seul para­mètre à prendre en compte pour éva­luer sa dan­ge­ro­si­té. L’impact peut par exemple être consi­dé­ré comme plus grave quand il concerne cer­taines popu­la­tions, comme les enfants. Ain­si, les rota­vi­rus ne paraissent pas très mena­çants s’ils sont pré­sen­tés comme res­pon­sables de gas­tro-enté­rites. Mais ils touchent par­ti­cu­liè­re­ment les enfants de moins de cinq ans, chez qui ils peuvent pro­vo­quer des déshy­dra­ta­tions graves entraî­nant des hos­pi­ta­li­sa­tions. Plus de 180 000 enfants en sont morts en 2017, prin­ci­pa­le­ment dans des pays à reve­nus faibles et inter­mé­diaires14.

Par ailleurs, la dan­ge­ro­si­té d’un virus dépend beau­coup de son taux et de ses modes de trans­mis­sion. La rou­geole est par­ti­cu­liè­re­ment impres­sion­nante à cet égard : une per­sonne infec­tée peut en conta­mi­ner une quin­zaine d’autres, ce qui rend cette mala­die très dif­fi­cile à maî­tri­ser. Elle est tel­le­ment conta­gieuse que sa pro­pa­ga­tion ne peut être stop­pée que si 95 % de la popu­la­tion est immu­ni­sée. Or la cou­ver­ture vac­ci­nale n’atteint pas ce niveau par­tout dans le monde, loin de là, y com­pris en Europe15. Si bien qu’aucun pays n’a réus­si à se débar­ras­ser de cette mala­die mor­telle, qui reste un sujet d’inquiétude pour les agences de san­té16.

Nombre de décès dus à des rota­vi­rus pour 100 000 enfants âgés de moins de 5 ans dans dif­fé­rents pays, en 201617.

Les trois coro­na­vi­rus qui ont posé pro­blème ces vingt der­nières années illus­trent l’importance de la conta­gio­si­té dans le dan­ger pré­sen­té par un virus. Le MERS-CoV, appa­ru en Ara­bie Saou­dite en 2012, paraît inquié­tant avec son taux de léta­li­té d’environ 35 % mais il a entraî­né moins de 1 000 décès au total car il se trans­met très mal entre humains : la plu­part des cas résultent d’un contact avec des dro­ma­daires por­teurs du virus18. À l’inverse, le SARS-CoV‑2 a un taux de léta­li­té assez bas (et dif­fi­cile à esti­mer pour l’instant car il change selon les variants, l’âge, le niveau d’immunisation…), mais il a pro­vo­qué beau­coup plus de décès car il a infec­té plus de personnes. 

De son côté, le SARS-CoV‑1, appa­ru en 2002 et res­pon­sable du SRAS (Syn­drome res­pi­ra­toire aigu sévère), avait une conta­gio­si­té com­pa­rable à celle du SARS-CoV‑2 au début de la pan­dé­mie, et des modes de trans­mis­sion simi­laires. Pour­tant, ce virus létal dans près de 10 % des cas a été stop­pé en seule­ment quelques mois, alors que son cou­sin plus récent est deve­nu incon­trô­lable… Parce que les por­teurs du SARS-CoV‑1 n’étaient conta­gieux que lorsqu’ils étaient symp­to­ma­tiques. Il était donc facile de mettre en place des qua­ran­taines effi­caces. Le SARS-CoV‑2 peut quant à lui être trans­mis par des per­sonnes ne pré­sen­tant aucun symp­tôme, ce qui le rend beau­coup plus dif­fi­cile à arrê­ter. La conta­gio­si­té des asymp­to­ma­tiques consti­tue donc elle aus­si un fac­teur de dan­ge­ro­si­té. Elle explique d’ailleurs en par­tie la pro­pa­ga­tion du VIH, dont les por­teurs peuvent être conta­mi­nants pen­dant une dizaine d’années avant de déve­lop­per des symptômes.

Au-delà des décès 

Pour finir, éva­luer la dan­ge­ro­si­té d’un virus néces­site de consi­dé­rer l’ensemble de ses consé­quences qui, comme l’a bien mon­tré la pan­dé­mie de Covid-19, ne se limitent pas à la mor­ta­li­té. Les hos­pi­ta­li­sa­tions, sus­cep­tibles de satu­rer un sys­tème de san­té, et les séquelles à long terme, qui ont des impli­ca­tions sani­taires mais aus­si sociales et éco­no­miques, peuvent éga­le­ment être impor­tantes. C’était le cas avec la variole, qui pro­vo­quait des cica­trices, notam­ment sur le visage, mais pou­vait aus­si rendre aveugle. La polio­myé­lite, presque dis­pa­rue grâce à la vac­ci­na­tion mais qui cir­cule encore au Pakis­tan et en Afgha­nis­tan, peut quant à elle pro­vo­quer des para­ly­sies per­ma­nentes19. Et la fièvre de Las­sa, endé­mique en Afrique de l’Ouest, cause des sur­di­tés et des myo­car­dites20

La liste des virus dont les consé­quences per­sistent dans le temps est longue : on pour­rait y ajou­ter ceux qui favo­risent le déve­lop­pe­ment de can­cers, comme les papil­lo­ma­vi­rus ou les virus des hépa­tites B et C21, ceux sus­cep­tibles d’entraîner des symp­tômes plus lourds lorsqu’ils se réac­tivent après l’infection d’origine (comme le virus de la vari­celle, éga­le­ment res­pon­sable du zona) ou ceux qui, ini­tia­le­ment per­çus comme plu­tôt inof­fen­sifs, semblent en fait liés à des mala­dies graves. L’exemple le plus récent étant le virus d’Epstein-Barr, un her­pès pré­sent chez 90 % de la popu­la­tion, qui est mani­fes­te­ment asso­cié au déve­lop­pe­ment de la sclé­rose en plaques22.

Une fois tous ces élé­ments pris en compte, il parait illu­soire d’identifier LE virus le plus dan­ge­reux. Mais les avoir en tête per­met de savoir quels virus sur­veiller de près et de s’interroger sur les moyens de rendre cha­cun d’entre eux le moins dan­ge­reux pos­sible, notam­ment en abo­lis­sant les inéga­li­tés d’accès aux trai­te­ments et aux outils de pré­ven­tion qui frac­turent encore le monde. Cette réflexion doit évi­dem­ment être élar­gie aux agents infec­tieux non viraux : bac­té­ries, cham­pi­gnons et autres para­sites, comme les Plas­mo­dium res­pon­sables du palu­disme. L’approche One Health, une seule san­té, rap­pelle éga­le­ment que les humains font par­tie d’écosystèmes et que les ques­tions sani­taires doivent être pen­sées à l’échelle de l’environnement23.

1https://​www​.who​.int/​f​r​/​n​e​w​s​-​r​o​o​m​/​f​a​c​t​-​s​h​e​e​t​s​/​d​e​t​a​i​l​/​r​abies
2https://​www​.ncbi​.nlm​.nih​.gov/​p​m​c​/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​P​M​C​1​0​0​0​4771/
3https://​www​.who​.int/​f​r​/​n​e​w​s​-​r​o​o​m​/​f​a​c​t​-​s​h​e​e​t​s​/​d​e​t​a​i​l​/​e​b​o​l​a​-​v​i​r​u​s​-​d​i​sease et https://​www​.who​.int/​f​r​/​n​e​w​s​-​r​o​o​m​/​f​a​c​t​-​s​h​e​e​t​s​/​d​e​t​a​i​l​/​m​a​r​b​u​r​g​-​v​i​r​u​s​-​d​i​sease
4https://www.who.int/fr/news/item/19–08-2022-who-makes-new-recommendations-for-ebola-treatments—–calls-for-improved-access
5https://​presse​.inserm​.fr/​d​e​s​-​r​e​s​u​l​t​a​t​s​-​p​r​o​m​e​t​t​e​u​r​s​-​c​o​n​c​e​r​n​a​n​t​-​l​a​-​s​u​r​e​t​e​-​e​t​-​l​a​-​r​e​p​o​n​s​e​-​i​m​m​u​n​i​t​a​i​r​e​-​i​n​d​u​i​t​e​-​p​a​r​-​l​a​-​v​a​c​c​i​n​a​t​i​o​n​-​c​o​n​t​r​e​-​e​b​o​l​a​/​6​6072/
6https://​www​.msf​.fr/​d​e​c​r​y​p​t​a​g​e​s​/​c​o​m​b​a​t​t​r​e​-​l​e​s​-​i​n​e​g​a​l​i​t​e​s​-​d​-​a​c​c​e​s​-​a​u​x​-​soins
7https://​www​.pas​teur​.fr/​f​r​/​s​a​n​t​e​-​p​u​b​l​i​q​u​e​/​C​N​R​/​l​e​s​-​c​n​r​/​h​a​n​t​a​v​i​r​u​s​/​l​a​-​m​a​l​a​d​i​e​-​r​e​c​o​m​m​a​n​d​a​tions
8https://​www​.mede​ci​nes​ciences​.org/​e​n​/​a​r​t​i​c​l​e​s​/​m​e​d​s​c​i​/​f​u​l​l​_​h​t​m​l​/​2​0​2​1​/​0​2​/​m​s​c​2​0​0​1​7​2​/​m​s​c​2​0​0​1​7​2​.html
9https://www.thelancet.com/article/S0140-6736(21)02796–3/fulltext
10https://​www​.cdc​.gov/​f​l​u​/​p​a​n​d​e​m​i​c​-​r​e​s​o​u​r​c​e​s​/​1​9​1​8​-​p​a​n​d​e​m​i​c​-​h​1​n​1​.html
11https://​doi​.org/​1​0​.​1​0​5​1​/​m​e​d​s​c​i​/​2​0​20277
12https://www.who.int/fr/news/item/13–12-2019-who-commemorates-the-40th-anniversary-of-smallpox-eradication
13https://​www​.science​.org/​c​o​n​t​e​n​t​/​a​r​t​i​c​l​e​/​h​o​w​-​e​u​r​o​p​e​a​n​s​-​b​r​o​u​g​h​t​-​s​i​c​k​n​e​s​s​-​n​e​w​-​w​o​r​l​d​-rev2
14https://​pre​ven​tro​ta​vi​rus​.org/​w​p​-​c​o​n​t​e​n​t​/​u​p​l​o​a​d​s​/​2​0​2​2​/​0​6​/​R​O​T​A​-​O​v​e​r​v​i​e​w​2​0​2​2.pdf
15https://​www​.ecdc​.euro​pa​.eu/​e​n​/​p​u​b​l​i​c​a​t​i​o​n​s​-​d​a​t​a​/​v​a​c​c​i​n​a​t​i​o​n​-​c​o​v​e​r​a​g​e​-​s​e​c​o​n​d​-​d​o​s​e​-​m​e​a​s​l​e​s​-​c​o​n​t​a​i​n​i​n​g​-​v​a​c​c​i​n​e​-​e​u​e​e​a​-2018
16https://www.who.int/fr/news/item/23–11-2022-nearly-40-million-children-are-dangerously-susceptible-to-growing-measles-threat
17https://​jama​net​work​.com/​j​o​u​r​n​a​l​s​/​j​a​m​a​p​e​d​i​a​t​r​i​c​s​/​f​u​l​l​a​r​t​i​c​l​e​/​2​6​96431
18https://​www​.who​.int/​f​r​/​e​m​e​r​g​e​n​c​i​e​s​/​d​i​s​e​a​s​e​-​o​u​t​b​r​e​a​k​-​n​e​w​s​/​i​t​e​m​/​2​0​2​2​-​D​ON422
19https://​www​.who​.int/​f​r​/​h​e​a​l​t​h​-​t​o​p​i​c​s​/​p​o​l​i​o​m​y​e​litis
20https://​www​.pas​teur​.fr/​f​r​/​c​e​n​t​r​e​-​m​e​d​i​c​a​l​/​f​i​c​h​e​s​-​m​a​l​a​d​i​e​s​/​f​i​e​v​r​e​-​lassa
21https://​www​.can​cer​-envi​ron​ne​ment​.fr/​f​i​c​h​e​s​/​e​x​p​o​s​i​t​i​o​n​s​-​e​n​v​i​r​o​n​n​e​m​e​n​t​a​l​e​s​/​i​n​f​e​c​t​i​o​n​s​-​e​t​-​c​a​ncer/
22https://www.nature.com/articles/s41582-023–00775‑5
23https://​www​.inrae​.fr/​a​l​i​m​e​n​t​a​t​i​o​n​-​s​a​n​t​e​-​g​l​o​b​a​l​e​/​o​n​e​-​h​e​a​l​t​h​-​s​e​u​l​e​-​sante

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