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Biodiversité : comprendre la nature pour mieux la préserver

7 épisodes
  • 1
    Agroécologie : le chemin pour préserver la biodiversité agricole
  • 2
    ADN environnemental : des « codes-barres » pour tracer la biodiversité
  • 3
    Ces animaux avec qui nous partageons nos villes
  • 4
    Le réensauvagement, une nouvelle approche pour protéger la biodiversité
  • 5
    Compiler les paysages sonores pour étudier la biodiversité mondiale
  • 6
    Les risques de la dissémination dans la nature d’animaux génétiquement modifiés
  • 7
    Crédit et certificat biodiversité : quelles différences ?
Épisode 1/7
Le 17 octobre 2022
4 min. de lecture
Denis Couvet
Denis Couvet
président de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité et professeur au Muséum national d'histoire naturelle

En bref

  • L’agriculture est la principale activité humaine qui pèse sur l’environnement et la biodiversité.
  • L’agroécologie est un modèle soucieux des processus écologiques et de la biodiversité, ce qui pourrait pallier les problèmes de l’agriculture traditionnelle.
  • La dégradation des sols a réduit de 23 % la productivité de l’ensemble de la surface terrestre mondiale.
  • Demander à l’agriculture de fournir de l’énergie est rentable, mais peu soutenable d’un point de vue écologique.
  • Il faut veiller à ce que les politiques publiques œuvrent en faveur de pratiques agricoles pertinentes, en allant plus loin que la PAC.
Épisode 2/7
Avec Tania Louis, docteure en biologie et chroniqueuse chez Polytechnique Insights 
Le 10 janvier 2023
6 min. de lecture
Tania Louis
Tania Louis
docteure en biologie et chroniqueuse chez Polytechnique Insights 

En bref

  • L’ADN environnemental permet d’étudier la présence des êtres vivants dans l’environnement sans mettre en danger les espèces : c’est un outil de suivi des populations.
  • L’analyse de l’ADNe repose sur l’utilisation de codes-barres moléculaires permettant d’identifier une espèce ou une catégorie d’organismes.
  • L’ADNe permet l’étude de la biodiversité, le suivi ciblé de certaines espèces, l’estimation du nombre d’espèces et la reconstruction de régimes alimentaires.
  • Mais l’ADNe ne fournit pas autant d’informations qu’une observation directe, et peut être déplacé ou dégradé.
  • Il est crucial d’optimiser notre étude de l’ADNe de façon à améliorer notre compréhension de la biodiversité.
Épisode 3/7
Le 30 janvier 2024
5 min. de lecture
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Benoit Pisanu
chercheur en écologie au MNHN

En bref

  • En ville, une grande diversité de petits mammifères vit dans les espaces verts, tels que des hérissons, des mulots, des musaraignes, etc.
  • Connaître la densité et la répartition de ces espèces permettra de faire de l’écologie comportementale pour étudier les adaptations liées à une vie en milieu urbain.
  • Sans leurs prédateurs naturels des milieux sauvages, la croissance de ces espèces n’est pas régulée naturellement.
  • Des espèces invasives, amenées puis relâchées dans la nature par l’Homme peuvent survivre et nuire aux autres espèces de nos territoires.
  • Malgré les plans de régulation, l’humain entretient ces populations invasives en les nourrissant, au détriment des autres espèces qui pâtissent de cette cohabitation.
Épisode 4/7
Le 16 octobre 2024
5 min. de lecture
Clémentine Mutillod
Clémentine Mutillod
doctorante à l’Université d’Avignon au sein de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie
Simon_Chollet
Simon Chollet
enseignant-chercheur à l’Université de Rennes et responsable du Master Gestion des Habitats et des Bassins Versants

En bref

  • Le concept de réensauvagement est une innovation qui vise à protéger la biodiversité en remettant la notion d’autonomie des processus naturels au centre.
  • Il pourrait également aider la biodiversité à amortir les effets du réchauffement climatique.
  • Le concept pose la question éthique de la place de l’humanité dans notre conception de la nature.
  • De nombreuses approches du réensauvagement, passives et actives, existent avec ou sans l’intervention humaine.
Épisode 5/7
Le 25 novembre 2025
5 min. de lecture
Kévin Darras_VF
Kevin Darras
chargé de recherche INRAE dans l'unité de recherche des écosystèmes forestiers de Nogent (EFNO)

En bref

  • Les suivis acoustiques passifs permettent de recenser la biodiversité animale.
  • Les enregistrements permettent de recenser les espèces qui émettent des sons, et de faire un état des lieux d’un milieu donné.
  • Le projet « Worldwide Soundscapes » ambitionne de regrouper les suivis mondiaux, afin de les rendre facilement accessibles pour les équipes de recherche.
  • Les premiers résultats du regroupement montrent une hétérogénéité à l’échelle mondiale avec plus de données dans l’hémisphère nord que sud.
  • Ce suivi pourrait permettre de mieux préserver la biodiversité en détectant les premiers signes d’un changement dans un environnement.
Épisode 6/7
Le 18 mai 2026
5 min. de lecture
Virginie Courtier-Orgogozo_VF
Virginie Courtier-Orgogozo
directrice de recherche au CNRS et professeure associée à l'École polytechnique (IP Paris)

En bref

  • Les membres de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont rejeté en octobre 2025 un moratoire visant à un « report préventif de la dissémination d’organismes sauvages génétiquement modifiés dans les écosystèmes naturels ». Le recours au forçage génétique était en particulier ciblé.
  • Cette technique consiste à propager une mutation génétique au sein d’une espèce sauvage, afin de modifier ou d’éradiquer toute une population.
  • En Nouvelle-Zélande, des recherches sont par exemple menées pour faire disparaître les rats de l’île qui menacent les oiseaux endémiques.
  • Transmission accidentelle des mutations à d’autres espèces, irréversibilité… les risques de cette méthode sont nombreux et difficiles à anticiper.
  • Aucun cadre clair n’existe aujourd’hui pour réglementer cette pratique.
Épisode 7/7
Le 2 septembre 2026
5 min. de lecture
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Alain Karsenty
économiste et chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad)

En bref

  • Les crédits biodiversité permettent de compenser des dommages sur l’environnement.
  • En comparaison, les certificats sont un instrument de financement comme un autre. Ils attestent d’un impact positif sur la nature.
  • Cependant, certains acteurs, comme l’IAPB, utilisent les termes « crédit » et « certificat » de manière indifférenciée, avec cette idée que les crédits pourraient servir tant à la compensation qu’à la contribution.
  • Or, la compensation est encadrée par des règles très strictes. Ce qui n’est pas le cas des certificats. Accepter leur versatilité, c’est risquer d’affaiblir le cadre réglementaire des contraintes de la compensation.
  • Pour ces deux outils, il existe ainsi des risques de greenwashing, aussi bien du côté de l’offre que de la demande.

Auteurs

Tania Louis

Tania Louis

docteure en biologie et chroniqueuse chez Polytechnique Insights 

Docteure en biologie formée à l’École Normale Supérieure et à l'Institut Pasteur, Tania Louis travaille depuis 2015 dans le domaine de la culture scientifique. Médiatrice, communicante et vidéaste, elle a publié plusieurs ouvrages de vulgarisation. Installée à son compte, elle conçoit des contenus pédagogiques et propose des prestations d'accompagnement et de formation aux experts souhaitant s'adresser à une audience non spécialiste.

En savoir plus : tanialouis.fr